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05/01/2012

Jus de Fruits : une nouvelle directive

droit,réglementation,directive européenne,parlement européen,états membresLe 14 décembre 2011, le Parlement européen a adopté un projet de Directive visant à prendre en compte l’évolution des pratiques et les attentes des consommateurs européens. Cette directive interdit l’adjonction de sucres dans les jus de fruits, avec une mention particulière sur l’étiquetage informant le consommateur de ce changement. Cette interdiction confirme les pratiques des professionnels français du jus de fruits, déjà formalisées dans leur charte nutritionnelle reconnue par le PNNS. Par ailleurs, elle maintien la dénomination des trois produits du marché des jus de fruits : "Jus de fruits","Jus de fruits à base de concentré" et "Nectars de fruits" permettant ainsi aux consommateurs français de continuer à acheter le produit de leur choix en toute connaissance de cause. Enfin, elle confirme l’interdiction d’ajouter du jus de mandarine dans le jus d’orange sans en avertir le consommateur, pratique déjà illicite dans tous les pays de l’Union européenne. Après adoption par le Conseil européen, cette Directive européenne sur les jus de fruits devrait être publiée en février avant d’être transcrite en droit national dans chaque pays de l’Union européenne.

Une décision dont se félicitent les professionnels français des jus de fruits, qui, au sein d’Unijus (Union Nationale Interprofessionnelle des Jus de Fruits), oeuvrent depuis 2009 pour l’adoption de ce texte. Cette directive confirme les bonnes pratiques déjà appliquées par l’ensemble des professionnels français. En 2010, les Français ont consommé un total de 1,65 milliard de litres de jus de fruits tous circuits confondus sur un marché représentant près de 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires.  

 

Tous les jus de fruits sont issus de fruits frais. Pressés à proximité de leurs lieux de récolte, ils sont proposés à la vente sous trois catégories :

 

Les jus de fruits "100% pur fruits pressés" sont obtenus par pression des fruits. Ils peuvent être, ou non, pasteurisés.

 

Les jus de fruits à base de jus concentré "teneur en fruits 100%" sont élaborés par pression des fruits, pasteurisés puis concentrés par évaporation de l’eau. À l’embouteillage, le produit est reconstitué avec la même quantité d’eau que celle extraite lors de la concentration.

 

Les nectars de fruits : le plus souvent réalisés à partir de jus non consommables en l’état, car trop épais ou trop acides, ils contiennent de 25 à 50% minimum de jus de fruits selon la catégorie de fruits, de l’eau et du sucre, du miel ou des édulcorants. 

25/02/2011

Réaction sur l'autorisation des huiles "désodorisées"

Slow Food déclare cette réglementation nocive pour les consommateurs et les producteurs honnêtes.

Un nouveau règlement communautaire qui entrera en vigueur au 1er avril autorise la vente d'huile sous la dénomination « extra-vierge » du moment qu'elle ne contient pas plus de 150mg/kg d'esters d'alkyle, des composés chimiques qui se forment dans les produits de mauvaise qualité. Les représentants de Slow Food s'insurgent contre ce règlement européen qu'ils estiment risqué. Dans un communiqué, Carlo Petrini, le président international de Slow Food juge que  "cette norme risque d'ouvrir grand les portes des marchés européens à des mélanges d'huiles de qualité douteuse." Sa déclaration s'appuie notamment sur le taux d'ester d'alkyle qui traduit l'état sanitaire des olives pressées. Pour ce défenseur des produits de qualité, la limite fixée par le réglement européen (150 mg/kg)  ne dissuade aucunement les producteurs de mélanger de l'huile extra-vierge avec un produit de qualité inférieure, comme une huile désodorisée à forte teneur en esters d'alkyle. Pour Slow Food, « une huile qui a besoin d'être désodorisée est une huile de mauvaise qualité. Il est inacceptable qu'un procédé chimique jusqu'à present interdit pour les huiles extra-vierges soit autorisé pour permettre à un produit modifié, que le consommateur ne sera pas capable de reconnaître en regardant l'étiquette, d'être mis sur le marché » a-t-il déclaré, ajoutant "qu'on ne peut pas protéger la qualité en portant un préjudice aussi grave à une catégorie de professionnels, les producteurs honnêtes d'huile d'olive extra-vierge, qui se trouvent déjà dans une situation difficile. La présence d'huiles désodorisées doit au moins être indiquée sur l'étiquette, en vertu du droit du consommateur à l'information et à la santé. » ChZ