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18/11/2015

Vendredi 20 novembre, coup d'envoi de la 23ème édition du MIAM

Le Limousin est l'invité cette année du Salon de la Gastronomie et des Produits du Terroir d'Alès, du 20 au 23 novembre 2015. Une région dont les produits présentent des similitudes avec les nôtres. Le célèbre bœuf du Limousin, auquel fait écho le bœuf Aubrac, l'agneau Baronet, celui de Lozère, bénéficiant tous deux d'une IGP, le cochon cul noir authentique cochon du Limousin, quand le Baron des Cévennes vient juste de voir le jour, les myrtilles, la châtaigne, le safran… Des différences aussi, bien sûr, dont les spécialités des trois départements composant le Limousin (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne) sont révélatrices, le pâté de pomme de terre, la farcidure, le galetou, la mique, la madeleine, le creusois, la flognarde, le clafoutis… Les exposants du Limousin arrivent chargés de cidre, de vin paillé de Corrèze, de bière, de porc cul noir, de canard gras, de pommes… Et le Restaurant du Limousin (l'un des quatre que comptent le salon ) affiche un menu destiné à révéler la qualité de la viande Limousine.
Serge Chenet, chef étoilé du restaurant "Entre Vigne et Garrigue", à Pujaut, Meilleur Ouvrier de France et Président de l'association de chefs étoilés, "Gard aux Chefs", est le parrain de cette 23ème édition qui rassemble 130 exposants. Des exposants toujours plus nombreux, dont les produits répondent aux critères de sélection de plus en plus exigeants d'un Salon qui revendique la qualité. Et les prétendants sont nombreux, des nouveaux chaque année, et ceux qui reviennent comme certains représentants des pays ou des régions invités aux précédentes éditions (Pays Basques, Cantal, Haute-Loire, Italie…), pour un florilège de produits gourmands, foie gras, aligot, champagne, charcuterie, roquefort, pélardon, parmesan, chocolats, miel…
Parmi les nouveautés, la conférence du nutritionniste Laurent Chevalier, que les lecteurs de Midi Gourmand retrouvent chaque trimestre dans la rubrique diététique, des rencontres avec des auteurs de livres culinaires (Marine Mandrila et Louis Martin pour "Very Food Trip", Eric Guérin pour "Migrations, voyages, émotions, cuisine", Marianne Magnier Moreno pour "Le Grand Manuel du Cuisinier", et Laurent chevalier pour ses derniers ouvrages… Côté animations, Michel Boulard, maître pâtissier, modèlera le sucre, le chocolat et la pâte d'amande. Un atelier de fabrication du pain initiera les amateurs à confectionner "Lou Pan d'Oc", la baguette bio et gourmande du Languedoc Roussillon. Les 50 apprentis et stagiaires du CFA d'Alès ont eux aussi du pain sur la planche puisqu'ils confectionneront durant toute la manifestation "Le Croustout" spécialement créé en l'honneur du Limousin, un petit pain gourmand à la texture briochée, farci, en version salée, d'un hachis de viande aux riches arômes et version sucrés, de pommes fondantes et noisettes. Le vin n'est pas oublié avec un atelier d'initiation à la dégustation œnologique, par le sommelier Jacques Carceller. L'Espace Gourmand Alésien regroupant artisans des métiers de bouche et commerçants, affiche lui aussi un programme d'animations, art floral, art de la table, réalisation de recettes et dégustations…
L'Ecole de cirque alésienne, Le Salto, dominera l'espace du Parc Expo du haut de ses échasses ou en s'envolant pour des acrobaties avec tissu aérien. Acrobaties encore mais d'un autre style, avec un barman audacieux qui mixe les ingrédients des cocktails en version jonglage… Les démos des chefs qui contribuent aux succès du MIAM rassembleront une vingtaine de chefs, dont Serge Chenet, qui exécuteront une cinquantaine de recettes. Pour Francis Cabanat, Président de la CCI Alès-Cévennes, organisatrice du salon, le MIAM contribuent à la valorisation des produits de la région. "Les Cévennes ont une belle image, mais il faut trouver des produits qui structurent cette image, qui lui donnent du contenu. L'oignon doux des Cévennes, le Pélardon, le Baron des Cévennes, l'agneau de Lozère, les Châtaignes, Lou Pan d'OC… sont autant de produits qui participent à cette structuration car ils nous permettent de nous différencier par leur qualité, ils contribuent au développement des filières qui font vivre les populations et qui assurent l'avenir de notre territoire." A plus court terme, l'objectif de la 23ème édition du MIAM est de franchir la barre des 20000 visiteurs ! Marie Vanhamme
MIAM. Du 20 au 23 novembre 2015. Vendredi et samedi de 10h à 22h. Dimanche de 10h à 20h. Lundi de 10h à 18h. Parc des Expos Alès Cévennes. Route d'Uzès. Méjeannes les Alès. www.miam-ales.com

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20/11/2014

Des toqués au Miam !

Samedi 22 novembre au Miam à Alès, Midi Gourmand invite 4 des 5 membres fondateurs de la toute jeune association "Gard aux Chefs" à venir parler de leur passion et de leurs ambitions durant le salon, de 12 à 14h. Discussions, questions du public, dégustations... Un moment à ne pas manquer !

 

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16/11/2013

Alès : quand des bloggeurs rencontrent des restaurateurs..

 

Samedi 16 novembre 2013, 15h, au MIAM, salon de la gastronomie et des produits du terroir d’Alès (Gard) : début du  workshop sur les blogs culinaires, organisé par Midi Gourmand. Autour de la table, présidée par Didier Thomas-Radux, directeur du magazine, Jérôme Nutile, chef doublement étoilé du Castellas à Collias, Gabin Batal, jeune chef du Banc d’essai à Saint-Martin de Valgagues, Frédéric Rigaud, chef de La Table des Oliviers à Uchaud et Président de la Confrérie des restaurateurs de Métier du Gard, et les bloggeurs, Eve Tavernier « Une table à Uzès », Cedric Maynadié « Coquillettes et Crustacés », Fabien Soldevila « La cuisine de Bob », Guy Massol,  « Ripailles et traditions ». Depuis les années 2010 les blogs culinaires sont le reflet de l’intérêt croissant pour la cuisine, intérêt manifesté et alimenté par le succès des nombreuses émissions de télé réalité.  Concurrents des critiques autorisés dans le domaine de la gastronomie ou pâle imitateur des cuisiniers professionnels ? Entre recette et aventure culinaire, critique de restaurant et incitation à des découvertes gustatives, nos bloggeurs mettent la main à la pâte et rendent comptent de leur « soirée resto »!  Si, comme le rappelle Didier Thomas-Radux, depuis la création du guide Michelin, la critique était réservée aux professionnels, aujourd’hui, tout le monde peut donner son opinion.

 

Attention toutefois de ne pas confondre les bloggeurs et les critiques anonymes qui fleurissent sur des sites spécialisés ou non. « Un blog, c’est une sorte de journal intime », précise Eve « on vit dans un monde où l’image est importante, où l’on se montre. Les blogs permettent de communiquer sa passion, ses envies du moment que l’on affiche aux yeux de tout le monde ». Pour Cédric, « si certains bloggeurs rêvent de devenir célèbres, très peu y parviennent et blogger reste une passion d’amateur, qui provoquent des rencontres sur des réseaux sociaux, des amis virtuels, mais dont l’objectif n’est pas de devenir professionnel. Les trois-quart ne se prennent pas pour des chefs, même si beaucoup en rêvent. C’est ma passion mais ça reste une passion. » s
 L’opposition entre amateurs et professionnels soulignée par Jérôme Nutile est au centre du débat. « Certains bloggeurs s’imaginent être des grands chefs, mais ne connaissent pas le métier, 14  à 15h de travail par jour des dizaines de personnes en cuisine… C’est comme les émissions de télé, Je repère tout de suite lorsqu’elles ne  sont pas faites par des professionnels, juste à la façon de prendre la poche à douilles ou le rouleau à pâtisserie». Le chef doublement étoilé n’est pas plus tendre, côté critiques gastronomiques : « les photos figurant sur les blogs desservent souvent les plats, car entre prendre une photo avec un smartphone et un professionnel qui passe trois heures à étudier son plan… ».  Gabin Batal n’attache pas plus ou autant d’importance au phénomène blog qu’au « bouche-oreille, pas forcément objectif, « mais ce qu’on retrouve sur Internet, c’est ce qu’on trouve dans la vraie vie. » Pas de quoi donc, en faire un fromage !  Sauf que l’audience est démultipliée et que certains bloggeurs connaissent le meilleur moyen de faire un buzz : une critique négative sur un grand chef de préférence. Frédéric Rigaud n’hésite pas, lui, à intervenir pour rétablir la vérité et réagir à une critique qui n’est pas juste. Nos bloggeurs ne sont en tout cas pas de cette fournée-là puisque, comme le dit Fabien,  « je vais au restaurant pour le plaisir et pas pour le blog et je partage plutôt les bonnes expériences. »

Blogs culinaires, Gastronomie, Jérome Nutile, Miam, Alès

 

L’impact des blogs qui peuvent en temps réel toucher de nombreux lecteurs n’est pourtant pas négligeable et « le monde des bloggeurs n’étant pas celui des Bisounours »,  comme l’affirme Eve, le marché peut aussi y faire sa loi ?  « Sur le web, tout s’échange et tout se vend. Des bloggeurs qui prennent de l’audience peuvent monnayer leur contenu». Même s’ils sont rares, puisque, rappelle Fabien et Cédric « en principe les bloggeurs ont une activité professionnelle à côté », les plus en vue figurent en tous cas sur les tablettes des communicants. Jérôme Nutile s’est vu proposé les services de bloggeurs par une agence de communication pour assurer le prochain lancement de son nouveau restaurant qu’il ouvrira à l’automne 2014 à Nîmes. Alors ces blogs qui, pour certains ont plus de visibilité que des journaux, qui frappent plus vite et plus fort,  sont-ils en passe de concurrencer les guides les plus réputés, Michelin, GaultMillau, ou sont-ils, des défricheurs sur lesquels s’appuieront les critiques officiels, où les promoteurs d’une « gastronomie parallèle » ?

Marie Vanhamme

 

18/10/2013

Di Rosa : de l'atelier à la table..

Considéré dans les années 80 comme l’un des principaux précurseurs de la Figuration Libre, Hervé Di Rosa revendique aujourd’hui davantage la paternité du MIAM, Musée International d’Art Modeste, à Sète, dont il demeure l’actif président. S’il a fait de Paris et de Sète ses ports d’attache, l’artiste sétois a entrepris, depuis 1992, des voyages « créatifs » à travers les continents. Il rapporte aussi de ses escales quelques réminiscences gustatives et souvenirs gourmands. L'interview de l'artiste, publiée dans Midi Gourmand N°11- Eté 2013 : 

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La 17ème étape de votre tour du monde, était Paris Nord. Quelle est la prochaine ?

Séville !  Le 24 octobre, la galerie parisienne Louis Carré exposera le travail que j’ai fait depuis quatre ans là-bas. Les peintures sont des réflexions sur l’imagerie populaire andalouse, qui a été inventée pour le tourisme, comme l’artisanat mexicain qui est né avec le début du tourisme américain, lorsque le président du Mexique proposa des aides financières aux villages qui créeraient leur propre artisanat. Ce n’est pas de l’art traditionnel, mais de l’art modeste. Des objets artisanaux faits par nécessité, dans une démarche commerciale et non pas artistique. Ces objets qui font partie des arts dévoyés m’intéressent, des faux fétiches jusqu’aux souvenirs d’aéroport. Au niveau des formes, de l’esthétique, ils sont très importants pour moi.

L’art modeste, c’est ce que vous recherchez dans vos voyages ?

Les cultures populaires occidentales, principalement des Etats-Unis, ont nourri mon œuvre dans les années 80. Mais il y avait des continents entiers que je ne connaissais pas et qui m’intéressaient. J’avais du succès, j’étais reconnu et je cherchais autre chose, un but. Je suis parti pour comprendre comment fonctionne l’image ailleurs. J’ai pris l’alibi des techniques différentes, car elles permettent d’entrer dans le travail. Finalement, je m’aperçois que les œuvres réalisées lors de ces étapes sont presque des scories d’une oeuvre principale, qui est mon apprentissage de l’autre. J’ai travaillé à Binh Duong, un village près de Saïgon, avec un maître de la nacre. J’ai passé quatre ans avec des gens qui ne parlent pas la même langue, qui ne mangent pas, qui ne vivent pas de la même manière… Avoir un projet commun, travailler ensemble sur une œuvre permet vraiment de mieux comprendre les ressemblances et les différences, et c’est peut-être le travail le plus important. Après, il faut qu’il reste des traces, les oeuvres sont des témoignages de cette rencontre.

 

Ces voyages ont aussi modifié votre peinture ?

Quand je fais une oeuvre en tressage de câbles téléphoniques, en Afrique du Sud, à Durban chez les Zoulous, la technique m’oblige à changer les formes. Et c’est très important, car j’ai envie d’être surpris par mon travail. J’ai besoin de changement, de découverte car si je m’ennuie en faisant une œuvre, la personne qui la regardera aussi. Picasso disait « je ne cherche jamais, je trouve », moi je dis « trouver ne m’intéresse pas, ce qui m’intéresse c’est chercher ». Mon but, c’est essayer de comprendre comment fonctionne le monde. Beaucoup d’artistes sont dans le constat « on est affreux ». Bien sûr. Mais au-delà du constat, j’essaie d’amener au moins une énergie positive. Dans mes peintures, les sujets n’ont aucune importance, c’est vraiment l’agencement des formes, des lignes et des couleurs qui voudraient transmettre une énergie positive de plaisir et d’optimisme.

 

Etes-vous aussi curieux dans le domaine culinaire ?

Je fais la cuisine ! Jusqu’à 40 ans, je n’ai pas cuisiné car ma mère est une excellente cuisinière et ma première femme aussi. Je m’y suis mis parce que ça m’intéressait, mes copains la faisaient… Je cuisine pour mes filles jumelles, qui ont dix ans, j’ai aussi trois fils plus âgés. Je commence même à demander des conseils à ma mère, qui est sétoise, mais je ne sais pas encore faire la bourride, ni la tielle !

 

 Votre spécialité ?
Je suis un mec de produit. Quand je vais au restaurant, j’aime la viande, le poisson… Les plats en sauce, je les mange chez ma mère. Ma grande spécialité, c’est le turbot vapeur. Je le fais pour mes amis, mes galeristes, c’est très simple, c’est aussi le produit. Vous savez, il vaut mieux une bonne tomate, avec un bon oignon et quelques pâtes, c’est meilleur et ce n’est pas plus cher que n’importe quel plat cuisiné industriel. Une tomate bien mûre qu’on peut manger juste avec un peu d’huile d’olive…

 

 Comment choisissez-vous un restaurant ?

Quand je suis arrivé à Séville, j’ai regardé un peu les guides, j’ai demandé conseil aux copains sur place et, en quatre ans, j’en ai choisi cinq ou six où je vais tout le temps. Ma femme aime bien tester des nouveaux restaurants, moi je suis souvent déçu. Au MIAM, nous estimons qu’il est très important de bien recevoir les artistes, les journalistes, les coproducteurs… Nous les emmenons dans des restaurants peut-être pas fastueux mais qui proposent une vraie cuisine sétoise. Cette ville possède un réel intérêt culturel au sens large, y compris culinaire. Il y a l’éternel débat sur la bouillabaisse entre ici et Marseille. A Marseille, la bouillabaisse est une espèce de soupe de poissons, alors que la sétoise, les filets des poissons sont cuits séparément et sont présentés dans le plat avec un peu d’aïoli. Rien à voir avec cette espèce de « bouille »!…

 

Parlons cuisine sétoise…

Il y a des plats traditionnels formidables, comme la peitoleade que mon ami et artiste Aldo Biascamano perpétue. Son père est un pêcheur à la retraite. Quand ce n’était pas interdit, les pêcheurs s’installaient quatre mois sur la plage, à la Corniche, pour pêcher à la traîne. Tous les petits poissons qu’ils ne vendaient pas, ils les mettaient dans une grosse bassine d’eau de mer. Ils faisaient un feu entre quatre pierres avec des canisses, du bois flotté, le littoral était encore sauvage, et ils plaçaient dessus la grosse bassine. Ils faisaient bouillir les patates d’abord, puis les petits poissons, les petits octopus. Ensuite, ils fabriquaient une espèce de grillage avec les cannes, le recouvraient avec les feuilles de canisses, puis ils versaient tout le contenu de la marmite. Seuls restaient sur ce lit de feuilles, les poissons et les patates qu’on déguste avec du citron, du pain. Un régal.

 

Quels souvenirs gastronomiques avez-vous gardé de vos voyages ?

Je n’ai jamais aussi bien mangé de ma vie qu’au Vietnam, en terme de goût, de complexité, de diversité, de légèreté, de qualité diététique. La belle-sœur de mon ami montpelliérain Philippe Nguyen, qui produisait l’opération, faisait le marché à Saïgon le matin, et tous les jours elle préparait le grand repas de midi, avec au minimum sept plats différents. Par contre, je n’ai jamais aussi mal mangé qu’à Addis-Abeba, en Ethiopie. Les galettes sont faites avec le tef, une graminée comme le blé, avec de toutes petites graines. Elles sont un peu rancies, le beurre aussi, en fait tout est rance. Toute la partie catholique de l’Afrique est extraordinaire, mais au niveau nourriture j’ai eu du mal. En Afrique de l’Ouest, Burkina, Togo, Cameroun, la cuisine est brutale aussi. La viande est très cuite, les goûts sont très durs. Une des spécialités est un plat à base d’agouti, un gros rongeur, une sorte de gros rat, cuit dans une sauce brune. C’est intéressant… Les saveurs sont puissantes ! Mon associé Jean Seisser, adorait.

 

La globalisation n’a pas encore uniformisée les saveurs donc !

Non. On pensait que Coca-cola et Mac Donald’s envahiraient le monde entier, ils y sont, mais les habitudes alimentaires perdurent. Je viens d’apprendre qu’en Inde, où une grande partie de la population est végétarienne, Mac Do va être obligé de faire des burgers végétariens. Il y a une résistance, qui n’est pas violente. Nous vivons un grand changement, proche de celui qui a vu le passage de l’ère agricole à l’ère industrielle. Certains vont tout perdre, d’autres tout gagner. Un grand chamboulement ! Mais je suis optimiste. Chaque fois que je pense « tout est foutu », je me dis « si tu avais vécu à Paris en 1942, qu’aurais-tu pensé de l’avenir ? » On s’imaginait que le Reich allait durer 1000 ans. Qui se doutait que dix ans après, le monde serait totalement différent ?

 

Un souvenir de saveurs d’enfance ?

Tous mes enfants sont allés à la cantine. Je n’y suis pas allé une seule fois. J’étais au lycée Paul Valéry, on habitait au quartier haut de Sète. Avec mon frère, qui était plus jeune, on rentrait à pied tous les midis. Ma mère était femme de ménage, elle revenait de son boulot pour nous faire à manger. Des vrais déjeuners ! Je n’ai jamais mangé du surgelé chez moi. Le plat que je préférais, la piste de supions, du supion cru avec de l’huile d’olive et de l’ail … Ma mère a gagné un prix de cuisine organisé par Midi libre, en 1980 je crois, avec son fameux turbot au roquefort. D’ailleurs, elle ne me l’a pas fait depuis longtemps !

 

Les natures mortes de nourriture vous inspirent-elles ?

J’ai beaucoup de scènes de mangeaille, de repas. J’ai essayé d’en faire une dans chaque pays, mais j’en ai peint surtout de Sète, des gros marins qui mangent des poissons. Mon père était chasseur de gibier d’eau, et j’ai aussi comme souvenir d’enfance les petits canards, les petites grives, les petits échassiers que ma mère cuisait à la casserole, c’est somptueux. J’adore ce genre de produit. Ma femme est basque, quand je vais au pays Basque, je me régale de palombes, je ne connaissais pas, c’est sublime. J’aime beaucoup les natures mortes des XVIIe et  XVIII èmes siècles. J’ai peint des fruits aussi. Je suis un grand amateur de fruits. Le roi, pour moi, c’est la pêche blanche et juste après, le fruit de la passion, mais il faut la qualité. Je fais beaucoup de salade de fruits pour mes filles.

 

Le MIAM, a t-il rapport avec le plaisir de la table comme le suggère son nom…

Mais oui. Chaque année, nous organisons un événement appelé « Miam miam glouglou » où nous élisons un vin de la région et lui offrons une étiquette peinte par un artiste. En 2009, la manifestation s’était articulée autour de l’œuvre de l’artiste Antoni Miralda et sa fondation «
FoodCultura Museum ». Une façon de mettre en relation des artistes avec le monde du vin et de la gastronomie.

 

Vous vivez entre Séville et Paris, quelle place occupe le MIAM dans votre travail ?

Le MIAM c’est mon œuvre, la partie réflexive de mon travail. Le projet de départ consiste à faire se rencontrer les cultures savantes et les cultures populaires, la création contemporaine et l’art populaire, l’art naïf, toutes ces créations un peu marginales… Il est le seul lieu fait par un artiste, pour des artistes, avec des artistes. A la différence d’une fondation qui serait dédiée à mon œuvre, il représente mon travail en action. Le MIAM, qui est un musée municipal, se définit à la fois par l’attachement au local et le développement international. Son but est d’aller vers des publics néophytes, tout en gardant une dimension expérimentale assez pointue. En 2012, nous avons célébré le vingtième anniversaire de Groland, avec Benoît Delépine et Jules-Edouard Moustic. Nous avons a mis en dialogue leur univers avec des œuvres contemporaines qui ne sont pas faciles. Plus de 40 000 personnes, dont la plupart n’avaient jamais mis les pieds dans un musée ou une galerie, se sont retrouvées face à des créations de Gilles Barbier, de Claude Lévêque…..


Interview : Marie Vanhamme - Photo : Aurélio Rodriguez

 

Les œuvres d’Hervé Di Rosa font l’objet d'un exposition « Séville »,  à la galerie Louis Carré à Paris.

 

 

11/07/2013

Alès : Babette de Rozières marraine du prochain salon Miam

 

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La star télévisuelle de la cuisine sur France 5 et France Ô sera de retour en Cévennes du 15 au 18 novembre prochains au salon de la gastronomie et des produits du terroir organisé par la CCI d’Alès. Elle en sera même la prestigieuse marraine.

Des contacts avaient été noués lors de sa venue en juin à l’entreprise Senfas qui fabrique des plats cuisinés bio selon ses recettes, qui se sont concrétisés.

Au salon Miam, Babette de Rozières aura son propre stand qu’elle animera avec son habituelle bonne humeur.

16/11/2011

Week-end très gourmand à Alès !

alès,miam,espagne,gourmand,restaurantDu vendredi 18 au dimanche 21 novembre, la CCI et les professionnels des métiers de la restauration du bassin d'Alès en Cévennes, organisent la 19 ème édition du salon Miam. Une manifestation culinaire qui a su se renouveler et a attiré plus de 15 000 gourmands l'an passé. La thématique 2011 est autour de l'Espagne, pays invité. On trouvera donc à ce salon des stands espagnols avec démonstration et dégustation de spécialités ibériques, un concours de chocolat pâtisserie avec Franck Michel opposé à Julien Alvarez, respectivement MOF et champion du monde de pâtisserie 2011 (samedi et dimanche), des défis art de la table ainsi que la finale Délichef Militant du goüt (samedi) qui opposera 4 candidats devant composer autour d'un filet de taureau de Camargue AOC.

Programme disponible sur :

 www.miam-ales.com/programme-des-animations-2011

Avec des démonstrations de chefs, retransmises en direct sur grand écran. "Nous avons voulu monter en qualité et proposer des animations à forte valeur ajoutée",  explique Francis Cabana, le président de la Chambre de commerce alésienne. Plusieurs restaurants sont bien sûr à disposition sur place.

MIAM, parc des Expositions d'Alès à Méjannes les Alès

Nocturne les 18 et 18 jusqu'à 22h. Entrée : 3,50€, gratuit -12 ans et après 19h.

 

17:24 Publié dans Agenda | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : alès, miam, espagne, gourmand, restaurant |  Facebook | | |