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10/02/2016

Embellie pour les vins du Languedoc

A quelques jours de l’ouverture de Vinisud - le salon International des Vins et Spiritueux Méditerranéens à Montpellier - les vins du Languedoc affichent une belle dynamique, tant pour les Appellations d’Origine Contrôlée que pour les Indications Géographiques Protégées. En cinq ans seulement, le chiffre d’affaires des AOC du Languedoc a augmenté de 58% et représente en 2015, 450 M€. Les IGP, grâce notamment aux rosés, progressent de 25% en trois ans avec un chiffre d’affaires annuel de 335 M€. Les raisons de ce succès sont nombreuses, mais “c’est entre autres grâce au travail de valorisation que nous menons collectivement depuis 2006”, comme le souligne Xavier de Volontat, président du CIVL (Conseil Interprofessionnel des AOC du Languedoc et des IGP Sud De France). Si aujourd’hui, vous allez dans un restaurant, vous aurez 57,9% de chances de pouvoir choisir un vin du Languedoc, alors qu’en 2008, vous n’aviez que 27%. Et chez les cavistes parisiens et d’Ile de France, vous êtes sûrs à 97% de pouvoir en acheter. La presse internationale, comme le Wine Spectator, n’hésite plus à écrire que « Le Languedoc gagne le respect ». Elle le classe désormais parmi les meilleurs vignobles du monde. Avec la grande région “Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées”, un nouvel enjeu apparaît. Les deux territoires réunis, la viticulture y représente 7,5 milliards € - soit presque autant qu’Airbus avec ses 8 milliards. Les discussions avec les Vins du Sud Ouest, notamment avec les IGP, ne sont pas encore engagées, tout au moins officiellement. Elles vont devoir l’être. Rose Verdoya

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Photo : le bureau du CIVL avec de gauche à droite Philippe Coste, vice-président collège production - René Moreno, vice-président IGP -  Xavier de Volontat, président - Jérôme Villaret, délégué général et Frédéric JeanJean, vice-président collège négoce.

 

24/01/2012

L’artichaut du Roussillon en route vers l'IGP

artichautkris.JPGDepuis deux cents ans, l’artichaut fait son nid dans le Roussillon. Installé sur les terres salées de Salenque, de la vallée de la Têt et le bassin d’Elne, il a longuement préparé l’obtention de l’IGP, le précieux sésame européen. Enclenchée depuis 2004, la démarche d’obtention de l’IGP  progresse : "L'Inao a validé le cahier des charges de cette demande IGP, l'état français doit maintenant transférer le dossier à l'Union Européenne. Après 6 mois d'enquête publique, l'IGP serait acquise d'ici 2 ans si aucune opposition n'est relevée ", souligne à ce propos Valentine Fina, qui gére le dossier pour l'association Emergences Pôle Qualité. Dans le Roussillon, l’artichaut nécessite une culture butée, une récolte et une plantation manuelles. Parmi les variétés concernées par l’IGP, le petit violet vendu en bouquet, cette IGP concerne uniquement les produits frais. L’artichaut du Roussillon connaît deux périodes de production, d’avril à mai et d’octobre à novembre. Cette IGP concerne 80 producteurs et 5 stations de conditionnement et l’année 2011 enregistre la replantation de 1 100 ha d’artichauts du Roussillon. Texte et photo : Christelle Zamora

A noter que l’Indication Géographique Protégée est un signe européen qui existe depuis 1992 et assure au consommateur que le produit tire une ou plusieurs caractéristiques de son origine géographique. Pour les fabricants, l’enregistrement de l’IGP garantirait une protection de la dénomination "artichaut du Roussillon" sur tout le territoire de l’Union Européenne.