Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

24/06/2015

L'alimentation sur tous les fronts


Vendredi 19 juin Pierre de Bousquet, Préfet de région, a introduit le septième Comité Régional de l'Alimentation (CRALIM) en Languedoc-Roussillon à Agropolis International (Montpellier), exposant le bilan et les perspectives du Plan régional de l'alimentation.
Trois initiatives, montpelliéraine, gardoise et héraultaise, ont été présentées lors de la table ronde. « Vers des projets alimentaires territoriaux » : malgré une expérience moins développée, Montpellier Méditerranée Métropole se met elle aussi au goût du jour en élaborant sa propre politique agricole et communautaire. Isabelle Touzard, présidente déléguée à la commission Agro-écologie et alimentation, a évoqué la troisième initiative « Montpellier Méditerranée Métropole : vers une politique agricole et alimentaire ». Un projet récent, né d'un travail de réflexion porté par la volonté des élus locaux, et plus particulièrement des maires. Isabelle Touzard résume ainsi les cinq grandes finalités de ce projet, encore flou. Elles résident en une alimentation saine et locale, un soutien à l'emploi et aux revenus dans l'agriculture – en soutenant ceux issus des petites exploitations travaillant en vente directe – et dans l'agroalimentaire grâce à une agriculture de proximité, une préservation des paysages, des ressources naturelles et du patrimoine, la création d'une cohésion sociale entre le milieu urbain et le milieu rural, entre les consommateurs et les producteurs – en approvisionnant la ville en gros, ainsi que les classes sociales défavorisées – et enfin, une adaptation au changement climatique, avec la prise en compte des fortes émissions de CO2. « La politique agricole et alimentaire est multidimensionnelle, elle ne peut être exhaustive dans un premier temps », conclue Isabelle Touzard lors de sa brève intervention. La politique en question devrait être votée fin juin lors du conseil communautaire, où des précisions tomberont peut-être...

 

Une autre initiative au programme, celle de « la politique alimentaire départementale du Gard » (prix lauréat du Programme National d'Alimentation 2015), a été présentée par Françoise Laurent-Perrigot, Vice-Présidente déléguée à l'attractivité économique, à l'agriculture du Conseil départemental du Gard. « C'est un projet qui favorise l'accès des Gardois à une alimentation de qualité tout en répondant à un enjeu à la fois économique, social et environnemental », a-t-elle expliqué. Cette offre de qualité se structure à travers des produits dont le Raspaillou, un pain biologique local, fruit d'une collaboration entre agriculteurs, boulangers et meuniers, distribué dans certaines cantines gardoises, la PPAM de France (l'union des professionnels des Plantes à Parfum, Aromatiques et Médicinales), ainsi que la Châtaigne des Cévennes. L'objectif de cette politique est de mettre en adéquation l'offre et la demande des produits locaux par le biais de circuits de proximité. Par ailleurs, les élus s'engagent à ce que chaque collège possède une cuisine afin de pouvoir travailler des produits frais et de région. Sans oublier l'éducation à une consommation responsable, en valorisant le patrimoine gastronomique gardois, notamment grâce aux « jardins à partager », à la marque Militant du goût ou encore au Mas d'Asport Sud, ouvrant ses portes pour faire découvrir aux collégiens les fruits locaux avec l'opération « Fruits gardois dans les collèges ».

« Le Pays rêvé : projet alimentaire du Pays Coeur d'Hérault » était la seconde initiative énoncée par Louis Villaret, Président SYDEL du Pays Coeur d'Hérault. Elle regroupe quatre principaux enjeux, à savoir l'aménagement du territoire, le développement durable, la santé et le social. « On essaie d'imaginer un autre type de développement pour l'avenir », explique le président. La charte 2014, projetée jusqu'en 2025, détaille les objectifs prioritaires du projet à savoir, développer un lien intergénérationnel, faire du Pays cœur d'Hérault une terre d'accueil et de rencontre, sans oublier le volet économique, ou encore l'urbanisme et l'agriculture. Nathalie Colin, chargée de mission à la Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture, et de la forêt (DRAAF) du Languedoc Roussillon souligne, « Ce ne sont pas des actions isolées, il s'agit d'un projet global articulant plusieurs actions ». L'alimentation et l'agriculture sont devenues un axe majeur à l'échelle régionale, regroupant des acteurs et des enjeux divers, tels que le foncier, la santé, l'environnement, ou encore le tourisme. Ce que l'on retient surtout est la multitude de projets mis en place et à venir. Charlotte Cordano

 

 

Capture d’écran 2015-06-24 à 20.44.17.png

 

RAPPEL

 

2010 : « Bien manger, c'est l'affaire de tous ! », a été la devise du premier Programme National pour l'Alimentation (PNA). Les quatre cibles du PNA sont l'aliment (origine, composition, accessibilité), le consommateur (information, comportements alimentaires), les acteurs du secteur alimentaire (conditions de productions, compétitivité), et la culture et le patrimoine alimentaires. Services de l’État, collectivités territoriales, agroalimentaire, associations, éducateurs et universités sont tous autant de partenaires du PNA.

13 Novembre 2013 :Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, présente son projet de loi d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt en Conseil des ministres. L'objectif est de permettre aux secteurs agroalimentaires et forestiers de relever le défi de la compétitivité au niveau international et de contribuer au développement productif de la France tout en respectant l’environnement.

7 Octobre 2014 : En s'appuyant sur la loi d'avenir, un appel à projets est lancé par Stéphane Le Foll dans le but de donner un nouvel élan à la politique de l'alimentation, celui de « Faire de notre modèle alimentaire une force pour l'avenir ». Ce nouveau PNA se compose de quatre axes prioritaires, celui dela justice sociale, de l'éducation alimentaire de la jeunesse, de la lutte contre le gaspillage, et enfin celui de l'ancrage territorial et la mise en valeur du patrimoine.

13 Octobre 2014 : La loi d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt est promulguée.

Février 2015 : Sur l'ensemble de la France, 19 des 414 projets ont été sélectionnés pour être présentés à un jury national, dont 1 dans le Languedoc-Roussillon, celui de « La politique Alimentaire Départementale du Gard ».

 

 

 

 

 

Lot Of Saveurs : 3 jours pour sublimer le terroir lotois

 

Lot Of Saveurs, avant-gardiste sur bien des points, est désormais inscrit dans une programmation internationale. Cahors, au cœur de la vallée du Lot héberge du 3 au 5 juillet la sixième édition de ce festival dédié à la gastronomie à portée de paniers des producteurs. Les lotois et les touristes attendent avec impatience l’ouverture des réservations pour le banquet du 3 juillet et la soirée gastronomique des chefs des « Bonnes Tables du Lot » du 5 juillet. Dès le premier jour, les ventes sont prises d’assaut. Isabelle Marrou, directrice artistique du festival reçoit chaque année les doléances des déçus. « Les gens m’interpellent dans la rue pour connaître la date, surtout s’ils n’ont pas pu avoir de place l’an dernier. Du coup, cette année, certaines brasseries cadurciennes jouent le jeu en proposant le même menu que le banquet à prix proche ». Prévue le samedi 5 juillet, il semble difficile de participer à cette fête qui accueille jusqu’à 2000 personnes. Un succès pas seulement dû au label ‘Grande Tablée’ attribué en 2014 par le Ministère de l’agriculture, de l’alimentation et de la forêt. Mais Lot Of Saveurs c’est aussi : un festival de chefs qui dévoilent leur art dans l’assiette, un marché gourmand, le ciné plein air, des cours de cuisine, le salon du blog culinaire, des tables rondes, le championnat de France de cuisine amateur, une brocante des arts de la table plutôt tendance ou encore un été de saveurs dans les villages du Lot. Les producteurs disposent d’un espace dédié aux beaux produits du Lot comme le melon du Quercy, emblème de cette sixième édition. Par ailleurs, le festival, parrainé cette année par le chroniqueur Jean-Luc Petitrenaud et avec la participation de Quentin et Noémie (ex-Topchef) plonge dans l’actualité internationale grâce au partenariat avec le festival International de la Photographie Culinaire (FICP) qui s’arrête à Paris, puis Cahors et enfin à Milan à l’occasion de l’exposition Universelle. Une expo dont le thème cette année se rapproche de l’alimentation : « Nourissons la planète, énergie pour la vie ». Notons enfin une façon originale de répondre à une problématique d’actualité : suite à une demande de Pierre Sanner, directeur de la mission française culture et patrimoine alimentaire de l’Unesco, les organisateurs ont imaginé un travail en amont avec les quartiers. Une belle idée défendue par Isabelle Marrou. « L’objectif de l’observatoire de la gastronomie française est de travailler autour de la politique de la ville avec les communautés qui y vivent. Maeva Barrière, plasticienne du goût, travaille depuis plusieurs mois avec les réseaux d’entraide et d’insertion, les espaces sociaux et citoyens des quartiers de Cahors pour mettre en scène le buffet d’inauguration ».Dominique Malvy

 

Lot Of Saveurs, du 3 au 5 juillet à Cahors. Marché gourmand le 3, championnat de cuisine amateur et banquet le 4, pique-nique des chefs et soirée gastronomique le 5 etc.
Rens : 05 65 53 20 65. www.lotofsaveurs.fr

Capture d’écran 2015-06-24 à 11.55.19.png

 

02/06/2015

Can Roca, meilleur restaurant du monde ?

Publiée depuis 2002 par William Reed Business Media à partir des votes du 'Diners Club World's 50 Best restaurants Academy', le classement mondial des restaurants révélé le 1er juin fait déjà polémique, certains (comme Joël Robuchon) s'étant ému de la faible assise des votants : environ 1000 personnes. Après le Noma à Copenhague, ce sont donc les frères Rocca avec "El Celler de Can Roca" à Gérone qui sont consacrés. Derrières les espagnols, on trouve en seconde place l'italien Massimo Bottura de l'osteria Francescana. Le premier français - Mauro Colagreco du Mirazur à Menton - est onzième. Le chefs tricolores ne sont que cinq dans ce classement et Alain Ducasse ne se trouve qu'en 47ème position. Les Etats-Unis ont de leur côté six restaurants, l'Asie sept. A lire, la liste complète de "The world's 50 best restaurants 2015".DTR

World'sbest restaurants.jpg