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24/01/2012

L’artichaut du Roussillon en route vers l'IGP

artichautkris.JPGDepuis deux cents ans, l’artichaut fait son nid dans le Roussillon. Installé sur les terres salées de Salenque, de la vallée de la Têt et le bassin d’Elne, il a longuement préparé l’obtention de l’IGP, le précieux sésame européen. Enclenchée depuis 2004, la démarche d’obtention de l’IGP  progresse : "L'Inao a validé le cahier des charges de cette demande IGP, l'état français doit maintenant transférer le dossier à l'Union Européenne. Après 6 mois d'enquête publique, l'IGP serait acquise d'ici 2 ans si aucune opposition n'est relevée ", souligne à ce propos Valentine Fina, qui gére le dossier pour l'association Emergences Pôle Qualité. Dans le Roussillon, l’artichaut nécessite une culture butée, une récolte et une plantation manuelles. Parmi les variétés concernées par l’IGP, le petit violet vendu en bouquet, cette IGP concerne uniquement les produits frais. L’artichaut du Roussillon connaît deux périodes de production, d’avril à mai et d’octobre à novembre. Cette IGP concerne 80 producteurs et 5 stations de conditionnement et l’année 2011 enregistre la replantation de 1 100 ha d’artichauts du Roussillon. Texte et photo : Christelle Zamora

A noter que l’Indication Géographique Protégée est un signe européen qui existe depuis 1992 et assure au consommateur que le produit tire une ou plusieurs caractéristiques de son origine géographique. Pour les fabricants, l’enregistrement de l’IGP garantirait une protection de la dénomination "artichaut du Roussillon" sur tout le territoire de l’Union Européenne.

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