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05/08/2014

Quand Frédéric Lopez parle de la cuisine méditerranéenne

Frédéric Lopez a été élevé dans la région, dans l'Hérault. Pour le numéro de Midi Gourmand été 2014, l'animateur de télévision a accepté de répondre à nos questions sur son rapport à la cuisine, son goût de la région. Voici l'interview publiée dans notre numéro, toujours en kiosques :

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 « J’adore la mauvaise foi quand on cuisine »

 

Frédéric Lopez a grandi dans la région, de Palavas à Lunel en passant par Aigues-Mortes. Ses parents habitent encore à Agde. Dans “Rendez-vous en terre inconnue” et “La parenthèse inattendue”, les émissions de l’animateur sur France 2, la nourriture et la cuisine ont leur place. Rencontre avec celui qui cherche une résidence secondaire en Cévennes.

 

Propos recueillis par Arnaud Boucomont  - Photos : Adénium TV France / JM Turpin

 

 Vous disiez à une époque que vous vouliez “garder le goût du travail”. Quel rapport, justement, entretenez-vous avec les goûts ?
J’ai appris depuis trois ou quatre ans à savourer l’existence, ce que je ne faisais pas avant. J’étais toujours en train de courir, toujours tendu vers quelque chose, toujours dans l’action. Un ami m’a dit il y a quelques années que je pouvais arriver à être, sans faire.

 

 

Est-ce que ces moments-là vous ont permis de vous reconnecter avec le plaisir du goût ?
Pour être honnête, ça ne m’a jamais quitté. Ma mère cuisinait très bien et puis ensuite j’ai été marié pendant quinze ans. Et la mère de mon fils n’était pas une épicurienne. A l’époque, on avait 20 ans, ça n’était pas son truc. Et moi j’étais dans l’action. Donc, on a mangé pendant quinze ans comme des étudiants. Dans “La parenthèse inattendue”, on voit comment les invités stressent pour le repas. Ils sont plus concentrés sur ce qu’ils font que sur ce qu’ils disent, alors que ce qu’ils disent va être écouté par plein de gens.

 

 

 

Ils sont dans l’instant présent...
Oui, c’est fascinant. On y met l’intention de faire plaisir. Je ne fais rien. On ne peut pas cuisiner en posant des questions. Je ne fais qu’éplucher les légumes. Mais je les observe. C’est assez marrant. Patrick Timsit avait demandé une recette à un pote, il a fait des quenelles. Ils prennent ça très au sérieux. Je me sens bien dans beaucoup d’endroits sur terre, mais cette tradition française de la cuisine, je trouve ça super... Parce que c’est dans l’émotion. J’ai eu aussi des grands chefs dans “La parenthèse inattendue”. J’adore les voir faire avec quelques ingrédients qui n’ont l’air de rien. Tout ça me donne envie de cuisiner.

 

 

C’est pour trouver le temps de cuisiner que vous avez arrêté France Inter ? J’ai arrêté la radio pour prendre plus de temps pour vivre. Ça voulait dire apprendre la musique, apprendre à cuisiner, à jardiner, à bricoler. Je ne sais rien faire ! C’est une phrase de Confucius qui m’a aidé à expliquer ma décision : “On a deux vies, la seconde est là le jour où on vérifie qu’on n’en a qu’une”. La cuisine fait partie de ce que je n’ai pas eu le temps de faire jusqu’à présent. Un ami vient de m’apprendre à faire du pain. Je ne peux pas vous dire comme ça m’a rendu heureux. De la farine, de l’eau, de la levure et du sel : et à la clé une sensation incroyable. Je vois bien que je m’en vantais quand j’en parlais autour de moi.

 

Le plaisir autour de la table, autour de la cuisine c’est quelque chose que vous cultivez au-delà de vos émissions ?
Cuisiner ensemble, très honnêtement, ce n’est pas quelque chose que je faisais dans la vraie vie. Mais c’est un truc assez chouette. C’est un peu enfantin. J’adore la mauvaise foi quand on cuisine : quand quelqu’un dit qu’il manque un ingrédient pour que ce soit bon. Ça dit l’importance qu’ils accordent à ce qu’ils sont en train de faire. Pour la première émission, le comédien François-Xavier Demaison avait prévu une recette. Adriana Karembeu a dit “on pourrait rajouter des petites carottes”. Et je vois la tête de Demaison, juste contrarié parce qu’on est en train de transformer sa recette. Adriana ne le voit pas. Moi, oui. Et elle insiste : “on pourrait rajouter des petits oignons aussi”. Et lui, qui est très gentil, dit juste que ce ne sera plus du tout la recette qu’il avait prévu. La politesse qu’il y mettait et le fait qu’il était à cheval là-dessus, je trouvais ça très drôle. Mon stress, c’est quand je cuisine à côté de quelqu’un qui sait cuisiner. Il y a deux types de personnes : ceux qui vous laissent faire la recette et ceux qui ne peuvent pas s’empêcher de dire “tu devrais rajouter de la cannelle” ou “tu vois, si tu rajoutes des pignons, ça va être très sympa”. C’est horrible. Dans ces cas-là, je réponds “laisse-moi me planter”.

 

 

Quels plats de  “La parenthèse inattendue” vous reviennent en mémoire ?
Je me rappelle du chef Jean-François Piège, qui avait fait une sorte de fricassée. Ça a l’air fastoche. Je vais vous raconter les coulisses. Devant la caméra, il fait la recette : morilles, écrevisses, asperges vertes, une sorte de poêlée comme ça. Hors caméra, je lui dis “dis donc, il y avait un petit jus de truffe là !”. Il me répond “ca, c’est le secret !”. Donc, j’ai compris que je ne pourrais pas le faire chez moi.

 

 

Vous n’êtes donc pas un pro de la cuisine, comme Patrick Timsit qui avoue ne savoir faire que des pâtes...
On est tous les deux au même niveau, mais lui il croit qu’il est nul alors que moi je crois que je ne suis pas mauvais. Je ne cuisine pas souvent, même si j’adore le faire. Je fais des tas de bêtises dès que j’essaie de sortir de la recette. Patrick Timsit m’avait invité chez lui, près d’Uzès, et il y avait deux grands chefs. Il est très fort : à peine le premier a fait à manger à midi, qu’il lance un défi au second pour le repas du soir. Il est très malin.

 

 Que vous reste-t-il des souvenirs culinaires de votre adolescence, dans l’Hérault ?
Il y a quelque chose que je n’ai jamais mangé ailleurs dans le monde, ce sont les tellines. J’en parle partout et personne ne sait de quoi je parle. Je suis fou, aussi, de légumes farcis. C’est la recette de ma mère. Le problème, c’est que lorsque je vais dans un restaurant, même si c’est le plus grand chef du monde, il ne fait pas la recette de ma mère ! Après, j’ai du mal à identifier des produits vraiment languedociens... J’ai souvent l’habitude de dire que je n’ai pas de racines. Je me sens de nulle part, mais je me sens bien partout.

 

Vous expliquez vouloir vous installer en Cévennes... Vous avez les châtaignes, le pélardon. Et si vous allez vers le Larzac, vous avez le roquefort. Vous êtes fromage ? Ça vous parle ?
Pas tant que ça. Quand il y en a, oui. Mais en bon citadin, un peu sédentaire, je dois faire attention. Quand on passe à la télé, on explique que ça grossit de quatre kilos. Du coup, j’ai arrêté de manger du fromage ! Les châtaignes, j’adore ! La crème de marron, les châtaignes grillées à la poêle trouée...

 

Le bio, ça vous interpelle ?
Je suis attiré naturellement vers le bio, mais je suis assez choqué de voir qu’il n’est pas accessible à tous. J’ai parmi mes gourous Pierre Rabhi. Je ne l’ai jamais rencontré, mais ce qu’il raconte me touche beaucoup. Ça rejoint ce que je vis dans “Rendez-vous en terre inconnue”. Dans ses livres, il explique qu’il a vu l’apparition de ce qu’on appelle le progrès en agriculture. Il a vu arriver cette folie.

 

 

 

16/07/2014

Label fait maison : progrès ou esbrouffe ?

Le décret sur l'utilisation du label "fait maison" vient d'être publié et précise les conditions d'utilisation de celui-ci par les restaurateurs. Mais déjà le soufflé de cette législation semble retomber. Pour enrichir le débat, Midi Gourmand a décidé de donner la parole aux professionnels de la restauration.Première réaction, celle de Joëlle, du restaurant "Le Temps suspendu" à Saint-Jean-de-Védas (Hérault), qui milite pour la transparence en cuisine et les circuits courts dans l'assiette :

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"Le décret relatif à la mention "fait maison" dans les établissements de restauration commerciale ou de vente à emporter de plats préparés" s'applique depuis le mardi 15 juillet 2014. Cette mention souhaite répondre "à un besoin de transparence et d'information des consommateurs" et "mettre en valeur la diversité de notre gastronomie, un des atouts essentiels de l'attractivité de la France". L'enjeu est de distinguer les produits frais cuisinés sur place des produits surgelés ou industriels. Et, par induction, les "vrais" restaurants des "faux". Et bien non, le client ne sera pas plus avancé ou pire le logo "fait maison" va embrouiller les esprits, les lobbies de l'agroalimentaire sont passés par là.
Dès le deuxième paragraphe du second article on peut lire : "Peuvent entrer dans la composition d'un plat "fait maison" les produits qui ont été réceptionnés par le professionnel : épluchés, à l'exception des pommes de terre, pelés, tranchés, coupés, découpés, hachés, nettoyés, dépouillés, décortiqués, taillés, moulus ou broyés mais également fumés et salés, et surtout réfrigérés, congelés, surgelés, conditionnés sous vide."
Le restaurateur peut alors "réceptionner" un filet de panga surgelé, le jeter dans une poêle avec quelques légumes des "célèbres" poêlées forestière vendues en sachet plastique (déjà épluchés et coupés) et afficher sereinement sa cuisine "maison". Deux articles plus loin, le décret précise qu'un plat composé d'un produit qui ne serait pas fait sur place "peut-être présenté comme "fait maison" dès lors que la marque du produit ou le nom du professionnel qui l'a fabriqué est expressément indiqué" Autrement dit, les non moins célèbres lasagnes de bœuf de Spanghero peuvent figurer à la carte du "fait maison" tant que tout cela est mentionné en tout petit dans les cgv. Si l'intention était bonne, on peut regretter que le label n'ai pas pris en compte les produits frais plutôt que les "produits bruts". Ce sont les restaurateurs qui utilisent des produits surgelés ou préfabriqués de manière abusive qui auraient du l'indiquer, et pas ceux qui cuisinent..."

10/07/2014

L'agenda gourmand de l'été

Que vous ayez envie de fruits, de légumes, de fruits de mer, de sucré ou de salé, d'ambiance gastronomique ou d'une soirée détente, les occasions ne manquent pas dans le Sud. Pour cet été, du Lot au Vaucluse, Midi Gourmand vous propose une sélection d'évènements gourmands dans 13 départements de Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon et Paca. Bon été !

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30/06/2014

Lot Of Saveurs, la gastronomie au cœur du Lot

A l’heure des standardisations des goûts et conduites alimentaires uniformisées, le festival Lot Of Saveurs, installé au cœur de Cahors du 4 au 6 juillet 2014, impose sa différence : des chefs qui travaillent en direct, de très beaux produits très locaux, des dégustations.
Lot Of Saveurs, c’est le monde de la gastronomie qui prouve que l’on peut déguster et pas simplement s’alimenter, décider et pas seulement consommer sur les seules indications des lobbyings, acheter avec un autre objectif qu’incrémenter l’économie mondiale, savourer sans gaspillage. Bernard Vaussion, ancien chef de l’Elysée, est le parrain de cette sixième édition, accompagné de Norbert Tarayre comme invité d’honneur. Autour de lui, les chefs, les producteurs et les gourmets réfléchissent dans le même sens : des produits locaux, la responsabilité sanitaire et le plaisir. Tous les acteurs de Lot Of Saveurs œuvrent ensemble pour une veille alimentaire autour des produits locaux, reconnus comme un véritable luxe : truffe noire, safran, melon, foie gras et agneau du Quercy, fromage de chèvre Rocamadour, noix du Périgord, et encore des vins comme le Cahors, les Côtes du Lot, les vins des Côteaux du Quercy. Ensemble, les 27 cuisiniers étoilés ou non de l’association ‘les Bonnes Tables du Lot’, font un festival de mets : démonstrations de cuisine, ateliers culinaires, organisation de concours pour finir en apothéose le dimanche 6 juillet avec un repas gastronomique préparé pour 450 convives. Ensuite, et ce durant tout l’été, les mêmes chefs poursuivent leur mobilisation militante autour des beaux produits du Lot sur les marchés des villages. Ainsi, les gourmets peuvent apprécier jusqu’à fin août la gastronomie lotoise.
Autre moment fort du festival : le Grand Banquet, préparé par Didier Philippe directeur de la cuisine centrale du Grand Cahors. Il devrait réunir cette année 2000 gourmands, gourmets, amateurs de bonne chère. Ces chanceux, installés dans des alignements interminables de tables, se régaleront d’un repas copieux, exclusivement  préparé avec les produits labellisés du Lot. « Il faudra 350 kilos d’agneau, 12 fours professionnels et 40 personnes au service pour prendre en charge en 2 heures et pas plus, les 2000 personnes installées sur les allées Fénelon. Nous avons conçu le menu avec quasiment tous les produits labellisés et des producteurs locaux », détaille Didier Philippe.
Et puis, chaque année les bloggeurs comme Damien Duquesne de « 750g.com » participent à ce festival, en passe de devenir une référence nationale. Impossible pour autant de se prendre au sérieux. Enfin, pour la première fois, le Festival International de la Photographie Culinaire est partenaire de Lot of Saveurs. C’est ainsi qu’Emilie Gentils photographe attitrée de Midi Gourmand, prépare en secret une performance en duo avec un grand chef. Le festival Lot Of Saveur c’est comme l’annonce le prédit : une surprise à chaque pas.

 

Lot Of Saveurs, du 4 au 6 juillet à Cahors. Pique-nique des chefs à midi (20€) et Grand banquet le 5 juillet à 19h30 (13€), repas des chefs le 6 juillet à 19h (65€), expositions animations, démonstrations culinaires etc. Rens et réservation, Office de Tourisme : 05 65 53 20 65. www.lotofsaveurs.fr

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27/06/2014

Deuxième Camargue BBQ Festival

Après la réussite de  la première édition l’an dernier, la nouvelle édition du championnat de France de barbecue se tient ce week-end  les 28 et 29 juin 2014 sur le bord de la plage du Clos-du-Rhône aux Saintes-Maries de la Mer.

Durant deux jours ce grand concours, ouvert à tous, permettra aux amateurs de BBQ de confronter leurs recettes et leur science de la cuisson pour convoiter l’un des 6 grands prix délivrés : taureau de Camargue, boeuf, porc, agneau, poulet et légumes.
Parrallèlement au championnat, se tient le salon du Barbecue et des loisirs de plein air où les visiteurs pourront découvrir, tester, goûter les produits et matériels proposés par les exposants tandis que sont proposées des animations comme des démonstrations de cuisine, de la danse country etc.

 

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Camargue BBQ Festival, les 28 et 29 juin, de 10 à 20h. Entrée libre. Les Saintes-Maries-de-la-Mer.

 

15/06/2014

Beau succès pour Toques et Toqués

La deuxième édition de la manifestation gastronomique "Toques et Toqués" organisée samedi 14 juin à Montpellier dans les Jardins du Peyrou, a été un succès au-delà de toutes les espérances. Et c'est fatigués mais le sourire aux lèvres que les 11 chefs membres de Cl'Hub chef d'Oc* ayant participé à la manifestation, ont bouclé vers 15h cette dégustation gastronomique organisée par leurs soins, avec l'aide de la CCI et de la mairie notamment.
Après une première édition en 2013 sur la place du marché aux fleurs, Cl'Hub Chef d'Oc avait donc fait le pari cette année de passer à la vitesse supérieure. Une dizaine de tentes abritant les chefs mais aussi les vins des coteaux du Languedoc et des Sieurs d'Arques étaient disposées sous les contre-allées du Peyrou, à l'ombre des platanes. Entre midi et 14h30, ce sont 1400 personnes qui sont venues déguster pour 20€ les tapas proposées par les chefs en cinq plats : encornets sautés reconstitués dans l'esprit d'une tielle, accras de crabe avec fine gelée de tomate et caviar de courgette à la menthe, filet de rouget grillé en voile de pain, onglet de boeuf mariné avec craquant de parmesan et soupe de fraise avec sucette à la menthe glaciale.
Des couples de retraités, de jeunes maman, des familles, des étudiants, les gourmands et les esthètes de tous les horizons étaient présent sous un soleil radieux. Le tout dans une ambiance décontractée, avec groupe de jazz, animations culinaires et présentation du festival M.A.D (Méditerranée à déguster) qui se tiendra à Montpellier en mars 2015**. Durant les discours d'inauguration, Eric Cellier le président des Cl'Hub Chef d'Oc, André Deljarry le président de la CCI et surtout Philippe Saurel le nouveau maire de Montpellier et président de l'Agglomération, ont rappelé le rôle de la cuisine et de la gastronomie dans l'animation de la ville et le développement touristique. Depuis samedi 14 juin, on sait donc que Montpellier est devenue une véritable capitale gastronomique. Et on attend déjà l'édition 2015 de "Toques et Toqués", qui se tiendra à nouveau avec le soutien actif de Midi Gourmand !
Didier Thomas-Radux (Photo : W.Truffy)

*Les chefs de l'association sont : Frederic Husser (Husser Traiteur à Montpellier), Jacques et Laurent Pourcel (Le Jardin des Sens à Montpellier), Charles Fontès (La Réserve Rimbaud à Montpellier), Jacques Mazerand (Le Mazerand à Lattes), Romain Salamone (Sensation à Lattes), Pierre-Olivier Prouhèze (Prouhèze Saveurs à Montpellier), Matthieu de Lauzun (De Lauzun à Gignac), Eric Cellier (Cellier et Morel à Montpellier), Patrick Guiltat (Le Castel Ronceray à Montpellier), Gérard Cabiron (Cabiron Traiteur à Montpellier).

**www.festival-mad.com

 

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04/06/2014

J-10 pour 'Toques et Toqués 2014' !

C'est ce matin au Jardin des Sens, qu'a été présentée la nouvelle édition de la manifestation gastronomique 'Toques et Toqués". Organisée par l'association Cl'Hub Chefs d'Oc (regroupant 11 chefs cuisiniers de Montpellier), la manifestation se tiendra samedi 14 juin de 10 à 15h aux Jardins du Peyrou à Montpellier. Outre des démonstrations  de cuisine et une sculpture de glaces, cette opération est surtout l'occasion de goûter le meilleur de la cuisine du Sud puisque cinq plats réalisés par les meilleurs restaurateurs de la ville, seront proposés sous formes de tapas : deux entrées, un poisson, une viande et un dessert. Le tout avec deux verres de vins.

Cette deuxième édition, qui prend de l'ampleur après la réussite (malgré le temps) de l'édition 2013, est une nouvelle étape dans la reconnaissance et la mise en avant de la gastronomie languedocienne, avec le soutien de Midi Gourmand, qui a réalisé la plaquette du programme de la manifestation (A TELECHARGER CI-DESSOUS). Mais avis aux amateurs : il n'y a des tapas que pour 1500 personnes !

"Toques et Toqués", samedi 14 juin 2014 à Montpellier, Jardins du Peyrou. Rens : 04 67 66 46 36. 20€ le carnet de tickets donnant droit aux 5 plats et à 2 verres de vin.

PROGRAMME TOQUES ET TOQUES 2014.pdf

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Le nouvel annuaire des Maîtres cuisiniers disponible

Quatorze Chefs de l’association des Maîtres Cuisiniers de France (MCF)  du Languedoc Roussillon étaient réunis lundi 2 juin pour le lancement de l’édition 2014-2015 du guide (disponible gratuitement dans les établissements membres) de la confrérie. Une réception tenue au restaurant Castel-Ronceray à Montpellier, où l’hôte, Patrick Guiltat, accueillait entre autres, les frères Pourcel, Gérard Cabiron et Serge Chenet. Le président régional des Maîtres cuisiniers Jean Plouzennec a introduit la réunion en rappelant l’envergure de l’association qui rassemble plus de 500 chefs français à travers le monde, dont 25 dans la région Languedoc-Roussillon.  L’association, qui organise le prestigieux concours culinaire du « Meilleur Apprenti Cuisinier de France », se targue par ailleurs d'être la plus ancienne confrérie de restaurateurs hexagonaux. Une entreprise que Bernard Fourcade, le président de la Chambre régionale de commerce et d’industrie,  soutient de tout son poids  : « vous êtes avec les chefs étoilés, les meilleurs représentants de la gatsronomie régionale. Mon but est de vous fédérer pour avoir une représentation de la cuisine du Languedoc-Roussillon sur les cinq départements, à l'instar de ce que font les 'Toques Blanches' dans les Pyrénées-Orientales», s’est-il enthousiasmé.  L’occasion aussi de rencontrer un des derniers recipiendiaires au sein de l’association des  MCF, Franck Seguret, chef du Clos des Lys à Perpignan, qui se satisfait pleinement de cette nouvelle coopération : « C’est un grand plaisir pour moi de faire partie de cette association, car se réunir autour d’une table entres professionnels c’est échanger, partager notre passion : la cuisine. » se ravit-il. Une intronisation toute fraîche, comme celle de ses confrères Lionel Giraud de la table Saint-Crescent à Narbonne et François Prat du Mas Concas en Espagne.

 

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I.C (photo : Aurelio Rodriguez)

 

 

21/05/2014

MAD : Jacques Pourcel et Dina Nikolaou sur la route du régime crétois

C’est à l’occasion de la préparation du festival MAD (Méditerranée à déguster) que Jacques Pourcel du Jardin des Sens et Dina Nikolaou, la chef grecque du restaurant parisien Evi Evane se sont retrouvés en Crète la semaine dernière. Un retour aux sources de la gastronomie méditerranéenne.
L’alimentation méditerranéenne est aujourd’hui encensée par les diététiciens qui considèrent qu’elle est garantie de bonne santé et de longévité. A l’origine de cette cuisine méditerranéenne, la gastronomie crétoise que l’on trace jusqu’à l’Antiquité, à l’apogée de la civilisation minoenne, du temps où les anciens Crétois consommaient déjà huile d’olive, miel, céréales et légumes secs qui constituent encore la base du régime crétois en 2014.

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Quoi de plus naturel alors pour préparer le festival MAD, Méditerranée à Déguster qui se déroulera les 27, 28 et 29 mars 2015 au Parc & Suites Arena à Montpellier, que d’inviter deux chefs, Jacques Poucel parrain du festival et Dina Nikolaou, la première recrue du MAD, en Crète. Ces deux chefs, respectivement Montpelliérain et Athénien, très familiers de la gastronomie méditerranéenne ont ainsi eu l’occasion de découvrir ou redécouvrir les spécialités du régime crétois. Des inspirations qui se retrouvent sur la carte de ces deux chefs participant au MAD avec l’introduction de fruits de saison, de plantes aromatiques, de poisson et de sucré salé dans leur assiette.
Un dénominateur commun que l’on retrouve chez tous les chefs méditerranéens conviés à participer au MAD, 45 chefs au total, recrutés par le fondateur du Bureau d’Etude Gastronomique Sébastien Ripari. Seront entre autres présents Pierre Augé (La Maison de Petit Pierre), grand gagnant de la dernière édition de Top Chef, Gilles Goujon (Auberge du vieux puits), Fabien Lefebvre (L’Octopus) mais aussi des chefs internationaux comme l’espagnol Fernando Canales (Etxanobe) ou encore Fatema Hal chef marocaine (Le Mansouria).

MAD, Montpellier, Gastronomie, Jacques Pourcel, Sébatien Ripari, Arena, Dina Nokolaou, Gilles Goujon, festival gastronomique,


Le MAD sera l’occasion, selon Magali Berthod, responsable du festival « d’aller au contact des chefs que le public n'a pas forcément l’occasion de rencontrer dans les restaurants étoilés ou gastronomiques ». Au programme, des découvertes de produits, des dégustations, des conférences avec la participation de scientifiques spécialistes de la nourriture saine et des masters class, pour un festival 100% interactif.

Coralie Pierre

 

23/04/2014

Pierre Augé, 2010-2014 : la belle revanche !

Pierre Augé, le chef du restaurant "La Maison de Petit Pierre" à Béziers, est désormais un cas à part : finaliste malheureux de la première saison de l'émission à succès "Top Chef" sur M6 en 2010, il a retenté sa chance et pris sa revanche en 14 semaines pour sortir vainqueur le 21 avril dernier de la saison 5 de cette émission. Dans le premier numéro de Midi Gourmand en juillet 2010, Jean-Jacques Sarciat faisait le portrait de ce cuisinier talentueux et toujours de bonne humeur :

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"Pierre Augé a le physique d'un torero. Affûté comme un maestro des arènes. Cheveux coiffés à la Rudolph Valentino. Latino ? Un peu. Fondu du produit rare ? Beaucoup. Là, il vient de découvrir une carotte noire. Un légume sorti de derrière les fagots. "J'ai aussi trouvé une salade qui vient de Hollande : la feuille d'huître. Quand on la croque, on a la mer dans la bouche !". Que des trucs hors norme. A l'image du chef biterrois. En poussant la porte de "La Maison de Campagne "(l'ancien nom de "La Maison de Petit Pierre" NDLR), il faut s'attendre à subir l'inspiration du moment de Pierre Augé. Un doux supplice gastronomique en fait. "J'étais chez Gagnaire à Londres. J'avais préparé un plateau avec des petits fours. Je m'étais appliqué comme jamais. Le Chef passe en fin de matinée et jette à peine un regard sur ce que j'avais fait. Il n'a même pas goûté. Le soir, je lui ai demandé pourquoi il avait agit ainsi. Il m'a répondu : "pas la peine de goûter. Je sais que ce que tu as fait était bon, mais tu peux faire mieux". Cela a guidé ma vie. Comme quoi une phrase peut changer pas mal de choses", explique-t-il. Pierre Augé, c'est le dernier rejeton d'une lignée au service de l'art de la table. D'une tradition de la bouffe. Un grand-père berger et boucher, un père charcutier traiteur chez qui il a fait ses premières gammes. Ensuite, direction la capitale : le Bristol, Taillevent, le Pré Catelan. De grandes maisons, où les brigades sont les hussards de la gastronomie française. Et puis un jour, c'est le retour au pays. Logique. L'Orb, le fleuve qui baigne Béziers, coule dans ses veines. Il trouvera son bonheur à l'ombre des arènes. Enfin, pas très loin. Mais l'image est jolie. Depuis, dans sa cuisine, il envoie, seul, une centaine de couverts par jour (aujourd'hui en 2014, c'est plutôt 200 couverts NDLR). "Mon moteur, c'est l'envie de faire plaisir. je me dépasse tous les jours pour atteindre ce but. Cela fait six ans que je travaille sans m'économiser, poursuit Pierre Augé, je travaille à l'instinct. Je trouve des idées sur le moment avec la base culinaire dont je dispose alors". Ce toqué trentenaire travaille les produits de la région avec une cuisine qui navigue entre terre et mer. Un savoir-faire posé sur la rigueur et l'amusement. Loin des sentiers battus. Pierre Augé explore. Il batifole avec la gourmandise d'un gamin rigolard. "Je sais rester à ma place. Pour l'instant, je ne cherche pas à décrocher une étoile au Michelin. Il me reste du chemin à parcourir", explique-t-il, bien dans sa cuisine et ses baskets. "Je commence à avoir des plats qui deviennent mes classiques. La bonbonnière de boudin par exemple". Classique Pierre Augé ? Avec des notes de baroque et une pincée de primitifs flamands alors. Et seulement ainsi. "J'ai mis à la carte du boeuf de Galice. C'est de la blonde d'Aquitaine qui part en Galice. La viande est maturée entre 3 à 6 mois. Elle est momifiée au gras. Dans l'assiette, on ne retrouve que le coeur de la viande. On la mange presque à la cuillère !" Et si on tend l'oreille, on percevra les mots de Rosalia de Castro avec son "El caballero de las botas azules". Le bonheur, quoi. " (Photo : O.Got pour Midi Gourmand)

La Maison de Petit Pierre, 22 av Pierre Verdier, 34500 Béziers. Tél. 04 67 30 91 85 - www.lamaisondepetitpierre.fr

24/03/2014

Les étoilés du grand Sud en cartographie !

Parmi les petites surprises de la dernière livraison de Midi Gourmand, 5 pages de cartographie pour simplifier la vie des gourmands ! La rédaction a en effet recensé par région les restaurant étoilés 2014 pour vous les présenter en 4 cartes (Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte d'Azur) facilement lisibles. Vous pouvez ainsi en un coup d'oeil repérer les 174 restaurants étoilés du grand Sud !
Midi Gourmand printemps est en kiosque, 3,90€

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19/03/2014

Midi Gourmand : le numéro de printemps en kiosque

En attendant sa sortie en kiosques à partir de vendredi 21 mars, voici en avant-première la Une du nouveau Midi Gourmand. Dossier spécial burgers de Toulouse à Nîmes, avec les avis de diététicien et spécialistes de l'alimentation, des recettes et les meilleurs adresses du grand Sud. A lire aussi avant Pâques, la sélection du Top 21 des meilleurs artisans-chocolatiers de la région, des portraits d'artisans, de chefs (Fabien Lefevbre à Béziers, Guillem Monier à Perpignan, Gérard Azoulay à Avignon) et les rubriques habituelles. A ne pas manquer non plus pour les fans du guide Michelin : en exclusivité Midi Gourmand a réalisé la cartographie des tous les étoilés du Grand Sud, région par région, de l'Aquitaine à PACA !

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16/03/2014

Les Pourcel encensés par le foodbook d'Omnivore

Il suffisait d'y penser : depuis maintenant cinq ans que fait fureur la mode des "mook" - ces magazines conçus comme des livres (d'où le "book"') et vendus en librairie - il fallait bien qu'après le grand reportage, la littérature, la photo et même le vin, certains aient l'idée de réaliser un "mook" dédié à la gastronomie. C'est donc Omnivore, qui réalise déjà un guide des meilleurs restaurants et organise un festival culinaire, qui a tiré le premier, en réunissant son guide et son magazine dans un "food book" de grand format de 176 pages.
Au programme de ce premier numéro en vente dans quelques jours, un dossier sur le retour de la charcuterie, des interviews, des portraits etc. Et puis en deuxième partie, le guide omnivore avec "les 200 tables qui font 2014". Certes, une grande partie est consacrée à Paris (une petite manie parisiano-bobo ethnocentrée) mais quand même 20 pages sont consacrées à la vaste province. Et finalement, le Sud ne s'y trouve pas trop mal représenté. On retrouve effectivement pas mal de tables que Midi Gourmand a déjà eu l'occasion de vous recommander. C'est le cas de La Chassagnette d'Armand Arnal à Arles (Bouches du Rhône), de Chez Camillou à Aumont-Aubrac (Lozère) où Cyril Attrazic achève de gros travaux dans sa salle, On trouve bien sûr la famille Bras à Laguiole (Aveyron) mais également Olivier Bontemps,  et son restaurant  O Bontemps à Magalas (Hérault). Côté Marseille (Bouches-du-Rhône), sont cités bien sûr Le Petit Nice de Gérald Passédat ainsi que le Grain de sel de Pierre Giannetti et le Café des Epices d'Arnaud Carton de Grammont.
Le plus surprenant - et réjouissant - est pourtant la présence et le commentaire fait à propos du Jardin des Sens de Jacques et Laurent Pourcel à Montpellier (Hérault). Stars de la gastronomie régionale dans les années 90-2000, les jumeaux ont débuté la dernière décennie avec des déconvenues dont la plus forte fut la relégation par le guide Michelin (avec qui ils ont des relations compliquées) de leur établissement à une seule étoile en 2012. A tel point que les 25 ans du Jardin des Sens ont été célébrés fin 2013 dans une très grande discrétion, si ce n'est la prochaine remise de la médaille de citoyen d'honneur de Montpellier, le 24 mars prcohain. "Ils n'ont jamais eu peur de rien, précurseurs d'une génération de chefs renouvelée, bien dans ses baskets, chercheuse, entrepreneuse, communicante. C'est en partie pour cela que certains de leurs confrères ne comprennent toujours pas les Pourcel, analyse Omnivore. Et de poursuivre en expliquant que "quand on se replonge dans la maison mère, presque vingt ans après, on ne peut que saluer la vision des frangins, leur capacité unique à s'être projetés dans l'avenir au beau milieu des années 90". Un beau coup de chapeau aux montpelliérains de la part de ce nouveau mook. Une idée qu'auraient pu avoir les jumeaux tiens..                                                          Omnivore, Food Book N°1 - 19,90€

Didier Thomas-Radux

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24/02/2014

Le Michelin remplume les Pyrénées-Orientales

Le guide Michelin vient de dévoiler ses lauréats 2014. Pas de grands changements à l'horizon pour cette édition. En Languedoc-Roussillon, c'est le Roussillon qui tire profit de la situation : les Pyrénées-Orientales, où ne restaient plus que deux restaurants étoilés, fait plus que doubler son score puisque Le Fanal à Banyuls, L'Auberge du Cellier à Montner et la Coopérative à Bélesta décrochent l'étoile. Belle réussite pour le jeune chef Laurent Lemal (photo 1), qui s'est récemment distingué au concours Prosper Montagné, et pour Karin Pühringer et Luc Richard les créateurs en 2010 de cet hôtel-restaurant dans une ancienne cave coopérative ! Dans l'Aude, Carcassonne perd une étoile depuis le départ de Michel del Burgo pour cause de faillite, mais le domaine d'Auriac conserve également la sienne, malgré le remplacement de Philippe Ducos (parti en retraite) par Philippe Deschamps. Surtout, Alexandre Klimenko (photo 2), qui a pris le risque de monter un très bel établissement à Leucate dominant la mer voilà deux ans, voit ses efforts récompensés avec une étoile. Pas de changements dans l'Hérault. Dans le Gard,on note le retrait des deux étoiles au Castellas : en effet le chef salarié Jérôme Nutile a quitté les fourneaux de ce bel établissement pour monter son propre restaurant à Nîmes, qui devrait ouvrir dans la deuxième partie de l'année. Et l'arrivée dans le monde des étoilés de La Table d'Uzès ouvert voilà à peine un an sous la responsabilité du chef Oscar Garcia, supervisé par le double étoilé de Carcassonne Franck Putelat. Le Languedoc-Roussillon compte donc désormais 25 établissements étoilés dont un 3 étoiles (L'Auberge de Fontjoncouse -11), deux 2 étoiles (La Parc Franck Putelat - 11 et Alexandre - 30) et 20 une étoile (Voir la liste jointe)

A LIRE DANS LE PROCHAIN MIDI GOURMAND (en kiosque le 21 mars) : LA CARTE DES RESTAURANTS ETOILES DE TOUT LE SUD DE LA FRANCE (AQUITAINE, MIDI-PYRENEES, LANGUEDOC-ROUSSILLON, PACA)

Didier Thomas-Radux

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>>>>>> MICHELIN 2014 LANGUEDOC.doc

03/02/2014

Rencontres gourmandes de Vaudieu : l'aventure continue pour Philippe Zemour

Philippe Zemour, chef et propriétaire du ‘Bistrot du O’, à Vaison-la-Romaine disputera donc la finale des Rencontres gourmandes de Vaudieu, au mois de juin prochain. Il rejoint ainsi Julien Allano (Le clair de la plume, à Grignan – 26), lauréat de la sélection organisée  à l’automne.
Une épreuve qui réunit à chaque saison trois chefs du Sud de la France dans une cuisine un peu improvisée au Château de Vaudieu, à Châteauneuf-du-Pape. Après tirage au sort, chaque cuisinier se voit attribuer un plat. L’entrée, donc, pour le futur vainqueur, le plat pour Cédric Brun (Le carré d’herbes, à l’Isle-sur-la-Sorgue) et le dessert pour Laurent Guillaumond (Le 7, à Villeneuve-lès-Avignon). A charge pour chacun d’utiliser un certain nombre de produits imposés. De surcroît, le plat proposé doit être à la fois original mais également s’accorder à la perfection avec un vin de ce domaine exploité à Châteauneuf-du-Pape, Gigondas et Lirac par Laurent et Julien Bréchet, mais aussi celui d’un vigneron ami invité pour l’occasion. Cette fois, il s’agissait d’Elodie Balme qui exploite un domaine à son nom à Rasteau.
Pour accompagner ses noix de Saint-Jacques, étuvée de poireaux aux anchois en croquette, mousseline de potimarron Philippe Zemour avait choisi le Château de Vaudieu, Clos du Belvédère 2012. Accord qui a convaincu le jury de gastronomes et de personnalités de la restauration à l’image de Jean-Jacques Prévôt, chef étoilé à Cavaillon. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, le lauréat vient d’apprendre aussi que Michelin lui attribuait un Bib gourmand, seulement huit mois après son installation dans le Vaucluse ! Jean Bernard

Photo : Cédric Brun, Philippe Zemour et Laurent Guillaumond ont préféré la bonne humeur à l’esprit de compétition !

 

vaudieu,rencontres gourmandes,philippe semour,vaison la romaine,laurent et julien bréchet

 

 

30/01/2014

8 nouveaux Bib Gourmand 2014 en Languedoc-Roussillon

Désormais tout aussi attendu que son grand frère le guide Rouge, le guide Michelin des Bonnes petites tables 2014 sera en vente dès vendredi 31 janvier. Recensant depuis 1997 les bonnes adresses proposant un menu complet (entrée, plat et dessert) pour un maximum de 31€ en province (35€ à Paris), l'édition 2014 a sélectionné 650 restaurants, dont 32 en Languedoc-Roussillon. Deux établissements ont perdu cette appellation, en l'occurence l'Odalisque à Limoux et la Cour du Mas de Baumes à Ferrières-les-Verrières.

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En revanche, huit établissements font leur entrée : le Petit Comptoir et la Table des cuisiniers cavistes (photo) à Narbonne, Les Ecluses à Sallèles-d'Aude, le 35B à Leucate pour ce qui est du département de l'Aude. Pour les Pyrénées-Orientales, on note l'entrée de La Chaumière à Font-Romeu, Côté Saisons à Laroque-les-Albères, le Bellevue à Prats-de-Mollo-la-Preste et enfin l'Odyssée àVillefranche-de-Conflent. On ne compte aucun nouveau promu dans le Gard, l'Hérault et la Lozère. Didier Thomas-Radux

"Bonnes petites tables du guide Michelin 2014", 17,90€

28/01/2014

Un japonais lauréat du 64° prix Prosper Montagné à Carcassonne

C'est lundi 27 janvier 2014 dans les salons du prestigieux Hôtel de la Cité et de son restaurant dirigé par Jérôme Ryon, à l'interieur même de la citadelle classée au patrimoine mondial de l'Humanité, qu'a été décerné le 64ème prix culinaire international Prosper Montagné, le plus ancien et l'un des plus prestigieux concours de cuisine de l'Hexagone. Cette édition est doublement exceptionnelle puisqu'elle se tenait dans la ville natale du célèbre cuisinier auteur notamment du "festin occitan" en 1929 et du "Larousse gastronomique" en 1938, et parce que le jury 2014 était présidé par Joël Robuchon, lauréat de ce prix en 1969 et parmi les meilleurs représentants de la gastronomie française.

C'est donc le japonais Kouki Kumamoto (Photo 1), officiant au restaurant de l'Hotel Métropolitan Edmont à Tokyo, qui a remporté ce prix où il s'agissait de préparer une recette de brochet entier à farcir sur place. Le second est Pierre Guiraud, de l'école hôtelière de Lausanne (Suisse), suivie de Marc-Aurèle Vaca de l'école du cordon bleu à Paris en troisième position. Concernant la quatrième place, le jury a classé ex-aequo les trois dreniers finalistes : Christophe Emerling de chef Nutresia à Belmont sur Lausanne (Suisse), Armando Nogueira des sources de Caudalie à Martillac; et enfin Laurent Lemal (Photo 2), le talentueux jeune chef de "La Coopérative", le restaurant de l'hotel Bélesta crée dans une ancienne coopérative viticole à Bélesta et dont Midi Gourmand avait dit le plus grand bien dans son numéro 4 (automne 2011). C'est avec fierté que les candidats ont accueilli le résultat, après avoir travaillé toute la journée dans les cuisines du restaurant pédagogique du CFA "Prosper Montagné" de la ville, géré par la CCI de Carcassonne.

Le Club Prosper Montagné remet également chaque année le prix du meilleur commis de cuisine sélectionné parmi les apprentis issus de la filière hotellerie-restauration qui ont assisté les candidats lors des épreuves. Et c'est donc Fanny Mailhe (Photo 4)qui a remporté le prix 2014.

La fine fleur de la gastronomie régionale accompagnait André Fournet le président international du club Prosper Montagné pour cette manifestation, notamment Gilles Goujon (Photo 3) de l'Auberge de Fontjoncouse et Jean-Marc Boyer à Lastours. Quant aux personnalités, outre le préfet de l'Aude, le président de la CCI Jean Caizergues (Photo 5), partenaire actif et co-organisateur de la manifestation, le député-maire de Carcassonne Jean-Claude Pérez (Photo 5) n'a pas manqué de rappeler que la ville fêterait en 2015 le cent-cinquantième anniversaire de la naissance de Prosper Montagné. A l'heure où la gastronomie est un axe important de développement touristique, le premier magistrat de la Ville compte bien faire sur cet évènement pour rappeler la place de Carcassonne et de l'Aude dans ce domaine.

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16/12/2013

Brochettes de chef pour un Sud illustré

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Gilles Goujon, Franck Putelat, Michel Kayser, Jérôme Nutile, Eric Cellier, Charles Fontès, Lionel Giraud, Serge Chenet, Pierre Augé, Romain Salamone, Pierre-Olivier Prouhèze, Christophe Comes... une grande partie du gratin de la gastronomie du Languedoc-Roussillon s'est retrouvée ce lundi 16 décembre chez les frères Prourcel au Jardin des Sens de Montpellier, pour le lancement du livre "Sud" réalisé à l'initiative de Bertrand Fassio (éditeur de '7 Officiel) et Jacques Cairel.

Même si à Midi Gourmand on est un peu jaloux ne n'avoir pas encore réalisé un tel ouvrage (il faut rappeler cependant que dans notre numéro 9 de l'hiver 2012, nous proposions 30 portraits et recettes de tous les étoilés du Languedoc-Roussillon, de l'Aveyron et du Tarn), nous sommes beaux joueurs et nous applaudissons à deux mains la sortie de ce livre, qui met en valeur les chefs de la région, où depuis 25 ans s'est peu à peu construit une véritable identité culinaire. Un beau livre, proposant 30 portraits de chefs (superbes photos de Luc Jennepin), avec 60 recettes et à chaque fois des accords mets et vins réalisés par Dominique Laporte, sommelier réputé. De la belle ouvrage, en vente chez Sauramps et à la Fnac Paris. Respect. Didier Thomas-Radux

"Sud", éditions 7 Officiel, 29€

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09/12/2013

Midi Gourmand aux petits oignons pour Noël !

Pour son numéro d'hiver, depuis quelques jours en kiosques, le magazine des saveurs du Sud propose un numéro riche en infos de 144 pages, autour d'un dossier "Et si on préparait un réveillon bio ?" puisque le Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées comptent parmi les premières régions productrices de bio en France.

Mais chose exceptionnelle, ce numéro propose également un livret de 34 pages collé sur la couverture, présentant des recettes de chefs autour de l'oignon doux des Cévennes. Désireux de fêter les 10 ans de l'AOC oignon doux, les membres de la coopérative Origine Cévennes ont fait appel à Midi Gourmand pour fêter cet anniversaire et proposer des recettes originales. La rédaction s'est donc tournée vers les membres de l'association Cl'Hub Chefs d'Oc, qui ont accepté avec enthousiasme de confectionner dix recettes à base d'oignon doux des Cévennes, du macaron au foie gras poêlé et sa compotée d'oignon, au panna cotta aux oignons, en passant par la truite fario vapeur en écaille de beignets. Lundi 9 décembre, ce livret et la nouvelle livraison de Midi Gourmand hiver, ont été présentés dans les locaux du restaurant Prouhèze Saveurs à Montpellier, autour des cuisiniers de Cl'Hub Chef d'Oc. 

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Les membres de Cl'Hub chefs d'Oc de gauche à droite : Laurent Pourcel, Pierre-Olivier Prouhèze, Romain Salamone (et sa fille), Charles Fontès, Eric Cellier, Jacques Mazerand, Didier Thomas-Radux (Midi Gourmand); Patrick Guiltat, Gérard Cabiron, Fréderic Husser (manquant : Matthieu de Lauzun). Photos / P.Klein

04/12/2013

L'Auberge de Combes remporte le concours Métro-Gilles Goujon

Clément et Benjamin Bonano (en photo avec leur père Jean-Marc), chef et maître d'hôtel du restaurant l'Auberge de Combes à Combes ainsi que leur apprentie Flore Ortega, dans les hauts cantons de l'Hérault, viennent d'être sacrés lauréats du premier concours Métro-Gilles Goujon qui s'est déroulé les 2 et 3 décembre à Paris. Les jeunes cuisiniers héraultais ont remporté le premier prix (doté de 10.000€) en réussissant avec succès les épreuves qui se sont déroulées sur deux jours et nécessitant la préparation de 5 recettes, une épreuve de découpe et une proposition accord mets et vin, et ce devant les 5 autres équipes finalistes.

Ce concours, dont c'était la première édition, a été imaginé par le chef 3 étoiles de Fontjoncouse (Aude) Gilles Goujon et a la particularité de s'adresser à tous les métiers de la restauration, à savoir les chefs, les apprentis et les maîtres d'hôtel. Organisé par Métro cash and carry France dans l'entrepôt Métro de Paris-Bercy, le concours était présidé par Gilles Goujon bien sûr, avec un jury composé d'une vingtaine d'étoilés Michelin (dont le gardois Jérôme Nutile), d'une trentaine de toques Gault&Millau, de 8 Meilleur Ouvrier de France et de deux meilleurs sommeliers de France et d'un meilleur sommelier du monde !DTR

Un article est consacré à l'auberge de Combes et à leur recette de foie gras fumé aux sarments de vigne dans Midi Gourmand Hiver, qui sera en kiosques à partir du 6 décembre 2013 !

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16/11/2013

Alès : quand des bloggeurs rencontrent des restaurateurs..

 

Samedi 16 novembre 2013, 15h, au MIAM, salon de la gastronomie et des produits du terroir d’Alès (Gard) : début du  workshop sur les blogs culinaires, organisé par Midi Gourmand. Autour de la table, présidée par Didier Thomas-Radux, directeur du magazine, Jérôme Nutile, chef doublement étoilé du Castellas à Collias, Gabin Batal, jeune chef du Banc d’essai à Saint-Martin de Valgagues, Frédéric Rigaud, chef de La Table des Oliviers à Uchaud et Président de la Confrérie des restaurateurs de Métier du Gard, et les bloggeurs, Eve Tavernier « Une table à Uzès », Cedric Maynadié « Coquillettes et Crustacés », Fabien Soldevila « La cuisine de Bob », Guy Massol,  « Ripailles et traditions ». Depuis les années 2010 les blogs culinaires sont le reflet de l’intérêt croissant pour la cuisine, intérêt manifesté et alimenté par le succès des nombreuses émissions de télé réalité.  Concurrents des critiques autorisés dans le domaine de la gastronomie ou pâle imitateur des cuisiniers professionnels ? Entre recette et aventure culinaire, critique de restaurant et incitation à des découvertes gustatives, nos bloggeurs mettent la main à la pâte et rendent comptent de leur « soirée resto »!  Si, comme le rappelle Didier Thomas-Radux, depuis la création du guide Michelin, la critique était réservée aux professionnels, aujourd’hui, tout le monde peut donner son opinion.

 

Attention toutefois de ne pas confondre les bloggeurs et les critiques anonymes qui fleurissent sur des sites spécialisés ou non. « Un blog, c’est une sorte de journal intime », précise Eve « on vit dans un monde où l’image est importante, où l’on se montre. Les blogs permettent de communiquer sa passion, ses envies du moment que l’on affiche aux yeux de tout le monde ». Pour Cédric, « si certains bloggeurs rêvent de devenir célèbres, très peu y parviennent et blogger reste une passion d’amateur, qui provoquent des rencontres sur des réseaux sociaux, des amis virtuels, mais dont l’objectif n’est pas de devenir professionnel. Les trois-quart ne se prennent pas pour des chefs, même si beaucoup en rêvent. C’est ma passion mais ça reste une passion. » s
 L’opposition entre amateurs et professionnels soulignée par Jérôme Nutile est au centre du débat. « Certains bloggeurs s’imaginent être des grands chefs, mais ne connaissent pas le métier, 14  à 15h de travail par jour des dizaines de personnes en cuisine… C’est comme les émissions de télé, Je repère tout de suite lorsqu’elles ne  sont pas faites par des professionnels, juste à la façon de prendre la poche à douilles ou le rouleau à pâtisserie». Le chef doublement étoilé n’est pas plus tendre, côté critiques gastronomiques : « les photos figurant sur les blogs desservent souvent les plats, car entre prendre une photo avec un smartphone et un professionnel qui passe trois heures à étudier son plan… ».  Gabin Batal n’attache pas plus ou autant d’importance au phénomène blog qu’au « bouche-oreille, pas forcément objectif, « mais ce qu’on retrouve sur Internet, c’est ce qu’on trouve dans la vraie vie. » Pas de quoi donc, en faire un fromage !  Sauf que l’audience est démultipliée et que certains bloggeurs connaissent le meilleur moyen de faire un buzz : une critique négative sur un grand chef de préférence. Frédéric Rigaud n’hésite pas, lui, à intervenir pour rétablir la vérité et réagir à une critique qui n’est pas juste. Nos bloggeurs ne sont en tout cas pas de cette fournée-là puisque, comme le dit Fabien,  « je vais au restaurant pour le plaisir et pas pour le blog et je partage plutôt les bonnes expériences. »

Blogs culinaires, Gastronomie, Jérome Nutile, Miam, Alès

 

L’impact des blogs qui peuvent en temps réel toucher de nombreux lecteurs n’est pourtant pas négligeable et « le monde des bloggeurs n’étant pas celui des Bisounours »,  comme l’affirme Eve, le marché peut aussi y faire sa loi ?  « Sur le web, tout s’échange et tout se vend. Des bloggeurs qui prennent de l’audience peuvent monnayer leur contenu». Même s’ils sont rares, puisque, rappelle Fabien et Cédric « en principe les bloggeurs ont une activité professionnelle à côté », les plus en vue figurent en tous cas sur les tablettes des communicants. Jérôme Nutile s’est vu proposé les services de bloggeurs par une agence de communication pour assurer le prochain lancement de son nouveau restaurant qu’il ouvrira à l’automne 2014 à Nîmes. Alors ces blogs qui, pour certains ont plus de visibilité que des journaux, qui frappent plus vite et plus fort,  sont-ils en passe de concurrencer les guides les plus réputés, Michelin, GaultMillau, ou sont-ils, des défricheurs sur lesquels s’appuieront les critiques officiels, où les promoteurs d’une « gastronomie parallèle » ?

Marie Vanhamme

 

01/11/2013

A la Saint-Martin, buvons du vin !

Propriétaire de quelques hectares de vignes à Saint-Drézery qu'elle exploite en vin de pays de l'Hérault, Catherine Bernard a eu plusieurs vies. Après avoir posé en partie sa plume (elle était journaliste pour Libération mais réalise une revue de presse pour le site Vitisphere), voilà que cette vigneronne toujours enthousiaste, s'est mise en tête de fêter la Saint-Martinà Castelnau-le-lez, aux portes de Montpellier. Une fête de la table traditionnelle dans beaucoup de régions, qui marque la fin des travaux agricoles et viticoles. Des nourritures terrestres à partager avec des nourritures spirituelles, puisque la manifestation associe dégustation de vins, rencontre-dédicace avec des écrivains dont les oeuvres sont liées au vin ou à la gastronomie (dont Anne-Sophie Thérond, collaboratrice de Midi Gourmand et qui a coécrit avec Catherine Bernard "Recettes de ma vigne", récemment publié au Rouergue) et un banquet final ! Bref, une fête sous le signe du (bon) goût et du partage, le 9 novembre prochain !

Fête de la Saint-Martin, samedi 9 novembre 2013 de 11h à 23h à Castelnau-le-Lez, Espace rencontres, 1 rue de la Crouzette. Entrée : 3€, banquet du soir : 35€. Renseignements : 04 67 04 82 26

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30/10/2013

Bloggeurs culinaires : venez en parler à Alès !

Midi Gourmand participe au Miam à Alès et organise un workshop sur le thème "Blogs culinaires : les nouveaux maîtres de la critique gastronomique ?" samedi 16 novembre à 14h30. Vous avez des choses à dire ? Contactez- nous !

dtradux@midilibre.com

18/10/2013

Concours de cuisine amateur à Bezouce

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Chaque année l'association 'Escaunes et Cantarelles' fête les talents des cuisiniers amateurs. Pour l'édition 2013 les organisateurs, avec l'association 'Les Olivettes du pays de Nîmes" et les AOP du Gard organisent leur concours le 1er décembre à bezouce, avec comme impératif de composer un plat avec son accompagnement pour 10 personnes et incluant les AOP partenaires, à savoir l'oignon des Cévennes, le taureau de Camargue et l'huile d'olive du pays de Nîmes.

Le jury récompensera un Cuisinier des garrigues et remettra également le prix de la cuisine créative. Préinscription avant le 25 octobre au 06 89 80 51 71 ou par mail : escaunesetcantarelles@gmail.com

Di Rosa : de l'atelier à la table..

Considéré dans les années 80 comme l’un des principaux précurseurs de la Figuration Libre, Hervé Di Rosa revendique aujourd’hui davantage la paternité du MIAM, Musée International d’Art Modeste, à Sète, dont il demeure l’actif président. S’il a fait de Paris et de Sète ses ports d’attache, l’artiste sétois a entrepris, depuis 1992, des voyages « créatifs » à travers les continents. Il rapporte aussi de ses escales quelques réminiscences gustatives et souvenirs gourmands. L'interview de l'artiste, publiée dans Midi Gourmand N°11- Eté 2013 : 

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La 17ème étape de votre tour du monde, était Paris Nord. Quelle est la prochaine ?

Séville !  Le 24 octobre, la galerie parisienne Louis Carré exposera le travail que j’ai fait depuis quatre ans là-bas. Les peintures sont des réflexions sur l’imagerie populaire andalouse, qui a été inventée pour le tourisme, comme l’artisanat mexicain qui est né avec le début du tourisme américain, lorsque le président du Mexique proposa des aides financières aux villages qui créeraient leur propre artisanat. Ce n’est pas de l’art traditionnel, mais de l’art modeste. Des objets artisanaux faits par nécessité, dans une démarche commerciale et non pas artistique. Ces objets qui font partie des arts dévoyés m’intéressent, des faux fétiches jusqu’aux souvenirs d’aéroport. Au niveau des formes, de l’esthétique, ils sont très importants pour moi.

L’art modeste, c’est ce que vous recherchez dans vos voyages ?

Les cultures populaires occidentales, principalement des Etats-Unis, ont nourri mon œuvre dans les années 80. Mais il y avait des continents entiers que je ne connaissais pas et qui m’intéressaient. J’avais du succès, j’étais reconnu et je cherchais autre chose, un but. Je suis parti pour comprendre comment fonctionne l’image ailleurs. J’ai pris l’alibi des techniques différentes, car elles permettent d’entrer dans le travail. Finalement, je m’aperçois que les œuvres réalisées lors de ces étapes sont presque des scories d’une oeuvre principale, qui est mon apprentissage de l’autre. J’ai travaillé à Binh Duong, un village près de Saïgon, avec un maître de la nacre. J’ai passé quatre ans avec des gens qui ne parlent pas la même langue, qui ne mangent pas, qui ne vivent pas de la même manière… Avoir un projet commun, travailler ensemble sur une œuvre permet vraiment de mieux comprendre les ressemblances et les différences, et c’est peut-être le travail le plus important. Après, il faut qu’il reste des traces, les oeuvres sont des témoignages de cette rencontre.

 

Ces voyages ont aussi modifié votre peinture ?

Quand je fais une oeuvre en tressage de câbles téléphoniques, en Afrique du Sud, à Durban chez les Zoulous, la technique m’oblige à changer les formes. Et c’est très important, car j’ai envie d’être surpris par mon travail. J’ai besoin de changement, de découverte car si je m’ennuie en faisant une œuvre, la personne qui la regardera aussi. Picasso disait « je ne cherche jamais, je trouve », moi je dis « trouver ne m’intéresse pas, ce qui m’intéresse c’est chercher ». Mon but, c’est essayer de comprendre comment fonctionne le monde. Beaucoup d’artistes sont dans le constat « on est affreux ». Bien sûr. Mais au-delà du constat, j’essaie d’amener au moins une énergie positive. Dans mes peintures, les sujets n’ont aucune importance, c’est vraiment l’agencement des formes, des lignes et des couleurs qui voudraient transmettre une énergie positive de plaisir et d’optimisme.

 

Etes-vous aussi curieux dans le domaine culinaire ?

Je fais la cuisine ! Jusqu’à 40 ans, je n’ai pas cuisiné car ma mère est une excellente cuisinière et ma première femme aussi. Je m’y suis mis parce que ça m’intéressait, mes copains la faisaient… Je cuisine pour mes filles jumelles, qui ont dix ans, j’ai aussi trois fils plus âgés. Je commence même à demander des conseils à ma mère, qui est sétoise, mais je ne sais pas encore faire la bourride, ni la tielle !

 

 Votre spécialité ?
Je suis un mec de produit. Quand je vais au restaurant, j’aime la viande, le poisson… Les plats en sauce, je les mange chez ma mère. Ma grande spécialité, c’est le turbot vapeur. Je le fais pour mes amis, mes galeristes, c’est très simple, c’est aussi le produit. Vous savez, il vaut mieux une bonne tomate, avec un bon oignon et quelques pâtes, c’est meilleur et ce n’est pas plus cher que n’importe quel plat cuisiné industriel. Une tomate bien mûre qu’on peut manger juste avec un peu d’huile d’olive…

 

 Comment choisissez-vous un restaurant ?

Quand je suis arrivé à Séville, j’ai regardé un peu les guides, j’ai demandé conseil aux copains sur place et, en quatre ans, j’en ai choisi cinq ou six où je vais tout le temps. Ma femme aime bien tester des nouveaux restaurants, moi je suis souvent déçu. Au MIAM, nous estimons qu’il est très important de bien recevoir les artistes, les journalistes, les coproducteurs… Nous les emmenons dans des restaurants peut-être pas fastueux mais qui proposent une vraie cuisine sétoise. Cette ville possède un réel intérêt culturel au sens large, y compris culinaire. Il y a l’éternel débat sur la bouillabaisse entre ici et Marseille. A Marseille, la bouillabaisse est une espèce de soupe de poissons, alors que la sétoise, les filets des poissons sont cuits séparément et sont présentés dans le plat avec un peu d’aïoli. Rien à voir avec cette espèce de « bouille »!…

 

Parlons cuisine sétoise…

Il y a des plats traditionnels formidables, comme la peitoleade que mon ami et artiste Aldo Biascamano perpétue. Son père est un pêcheur à la retraite. Quand ce n’était pas interdit, les pêcheurs s’installaient quatre mois sur la plage, à la Corniche, pour pêcher à la traîne. Tous les petits poissons qu’ils ne vendaient pas, ils les mettaient dans une grosse bassine d’eau de mer. Ils faisaient un feu entre quatre pierres avec des canisses, du bois flotté, le littoral était encore sauvage, et ils plaçaient dessus la grosse bassine. Ils faisaient bouillir les patates d’abord, puis les petits poissons, les petits octopus. Ensuite, ils fabriquaient une espèce de grillage avec les cannes, le recouvraient avec les feuilles de canisses, puis ils versaient tout le contenu de la marmite. Seuls restaient sur ce lit de feuilles, les poissons et les patates qu’on déguste avec du citron, du pain. Un régal.

 

Quels souvenirs gastronomiques avez-vous gardé de vos voyages ?

Je n’ai jamais aussi bien mangé de ma vie qu’au Vietnam, en terme de goût, de complexité, de diversité, de légèreté, de qualité diététique. La belle-sœur de mon ami montpelliérain Philippe Nguyen, qui produisait l’opération, faisait le marché à Saïgon le matin, et tous les jours elle préparait le grand repas de midi, avec au minimum sept plats différents. Par contre, je n’ai jamais aussi mal mangé qu’à Addis-Abeba, en Ethiopie. Les galettes sont faites avec le tef, une graminée comme le blé, avec de toutes petites graines. Elles sont un peu rancies, le beurre aussi, en fait tout est rance. Toute la partie catholique de l’Afrique est extraordinaire, mais au niveau nourriture j’ai eu du mal. En Afrique de l’Ouest, Burkina, Togo, Cameroun, la cuisine est brutale aussi. La viande est très cuite, les goûts sont très durs. Une des spécialités est un plat à base d’agouti, un gros rongeur, une sorte de gros rat, cuit dans une sauce brune. C’est intéressant… Les saveurs sont puissantes ! Mon associé Jean Seisser, adorait.

 

La globalisation n’a pas encore uniformisée les saveurs donc !

Non. On pensait que Coca-cola et Mac Donald’s envahiraient le monde entier, ils y sont, mais les habitudes alimentaires perdurent. Je viens d’apprendre qu’en Inde, où une grande partie de la population est végétarienne, Mac Do va être obligé de faire des burgers végétariens. Il y a une résistance, qui n’est pas violente. Nous vivons un grand changement, proche de celui qui a vu le passage de l’ère agricole à l’ère industrielle. Certains vont tout perdre, d’autres tout gagner. Un grand chamboulement ! Mais je suis optimiste. Chaque fois que je pense « tout est foutu », je me dis « si tu avais vécu à Paris en 1942, qu’aurais-tu pensé de l’avenir ? » On s’imaginait que le Reich allait durer 1000 ans. Qui se doutait que dix ans après, le monde serait totalement différent ?

 

Un souvenir de saveurs d’enfance ?

Tous mes enfants sont allés à la cantine. Je n’y suis pas allé une seule fois. J’étais au lycée Paul Valéry, on habitait au quartier haut de Sète. Avec mon frère, qui était plus jeune, on rentrait à pied tous les midis. Ma mère était femme de ménage, elle revenait de son boulot pour nous faire à manger. Des vrais déjeuners ! Je n’ai jamais mangé du surgelé chez moi. Le plat que je préférais, la piste de supions, du supion cru avec de l’huile d’olive et de l’ail … Ma mère a gagné un prix de cuisine organisé par Midi libre, en 1980 je crois, avec son fameux turbot au roquefort. D’ailleurs, elle ne me l’a pas fait depuis longtemps !

 

Les natures mortes de nourriture vous inspirent-elles ?

J’ai beaucoup de scènes de mangeaille, de repas. J’ai essayé d’en faire une dans chaque pays, mais j’en ai peint surtout de Sète, des gros marins qui mangent des poissons. Mon père était chasseur de gibier d’eau, et j’ai aussi comme souvenir d’enfance les petits canards, les petites grives, les petits échassiers que ma mère cuisait à la casserole, c’est somptueux. J’adore ce genre de produit. Ma femme est basque, quand je vais au pays Basque, je me régale de palombes, je ne connaissais pas, c’est sublime. J’aime beaucoup les natures mortes des XVIIe et  XVIII èmes siècles. J’ai peint des fruits aussi. Je suis un grand amateur de fruits. Le roi, pour moi, c’est la pêche blanche et juste après, le fruit de la passion, mais il faut la qualité. Je fais beaucoup de salade de fruits pour mes filles.

 

Le MIAM, a t-il rapport avec le plaisir de la table comme le suggère son nom…

Mais oui. Chaque année, nous organisons un événement appelé « Miam miam glouglou » où nous élisons un vin de la région et lui offrons une étiquette peinte par un artiste. En 2009, la manifestation s’était articulée autour de l’œuvre de l’artiste Antoni Miralda et sa fondation «
FoodCultura Museum ». Une façon de mettre en relation des artistes avec le monde du vin et de la gastronomie.

 

Vous vivez entre Séville et Paris, quelle place occupe le MIAM dans votre travail ?

Le MIAM c’est mon œuvre, la partie réflexive de mon travail. Le projet de départ consiste à faire se rencontrer les cultures savantes et les cultures populaires, la création contemporaine et l’art populaire, l’art naïf, toutes ces créations un peu marginales… Il est le seul lieu fait par un artiste, pour des artistes, avec des artistes. A la différence d’une fondation qui serait dédiée à mon œuvre, il représente mon travail en action. Le MIAM, qui est un musée municipal, se définit à la fois par l’attachement au local et le développement international. Son but est d’aller vers des publics néophytes, tout en gardant une dimension expérimentale assez pointue. En 2012, nous avons célébré le vingtième anniversaire de Groland, avec Benoît Delépine et Jules-Edouard Moustic. Nous avons a mis en dialogue leur univers avec des œuvres contemporaines qui ne sont pas faciles. Plus de 40 000 personnes, dont la plupart n’avaient jamais mis les pieds dans un musée ou une galerie, se sont retrouvées face à des créations de Gilles Barbier, de Claude Lévêque…..


Interview : Marie Vanhamme - Photo : Aurélio Rodriguez

 

Les œuvres d’Hervé Di Rosa font l’objet d'un exposition « Séville »,  à la galerie Louis Carré à Paris.